Le véhicule de fonction du très exemplaire Abdou Katibou part au champ tous les week-ends

Le chauffeur du très bruyant directeur général de l’agence nationale pour la promotion des investissements (Anpi) exerce parallèlement des activités champêtres, en dehors des missions professionnelles auxquelles il est assigné. Il ne devait y avoir aucun mal si les habitants du Nord ou du Sud de Ngazidja profitent de la fertilité de leur terre pour arrondir les fins du mois, une aubaine que la nature n’a pas dotée au centre de l’île. Seulement, le fameux chauffeur pour se rendre dans ses parcelles dans les hauteurs de Chamlé ya Mboude il emmène le véhicule de fonction du patron de l’Anpi, Abdou Katibou. Une pratique devenue courante chez ce chauffeur habitant de Ntsaoueni qui charge impitoyablement fagots, foins, et toutes sortes de ramassis. Ce qui use méchamment le véhicule et donc réduit considérablement la durée de vie de la pauvre Kia achetée et entretenue par l’argent du contribuable. En parlant de durée de vie des biens publics, notons que c’est au moins son deuxième véhicule de fonction depuis que Katibou est à la tête de l’Anpi en octobre 2016. Quand le véhicule de fonction à la plaque administrative est utilisé au champs, pas besoin d’évoquer les navettes dans les machuhuli, courses familiales, et autre scolarité des proches de ce docteur en économie soucieux de son pays. Pas sûr que cette information défrise les oligarques du régime, encore moins la population (du moins une grande partie), d’où cette conclusion: cet enfant issu de la diaspora et qui s’érige en donneur de leçon ne peut qu’être fier de lui car il n’a jamais porté aussi bien son titre de directeur de l’agence des investissements: investir les biens publics au profit de ses proches.

1 commentaire sur Le véhicule de fonction du très exemplaire Abdou Katibou part au champ tous les week-ends

  1. Un jour, un ancien Fonctionnaire International de Ntsaoueni m’a dit je cite « Aux Comores soit on s’adapte aux us et coutumes de notre administration soit vous êtes marginalisés par vos collègues ».
    En effet, il y a trois voies possibles:
    – Vous résistez et vous vous faites marginaliser.
    – Vous partez pour respecter vos convictions.
    – Vous écoutez votre ventre et vous faites ce que tout le monde fait.
    Alors je pense que notre cher docteur a bouffé ses convictions(s’il en avait une) et a choisi la dernière voie, celle de la lâcheté.
    C’est courant chez nous les docteurs qui ne « soignent » pas.
    Il ne servent à rien car ces chercheurs qui ne cherchent rien se servent de ce leur titre fashion pour impressionner leurs semblables.
    Des vraies charlatans!!!!

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