Les personnalités et les événements qui ont marqué l’année 2016 pour Comores Infos : l’assemblée nationale

Dans le cadre d’une série d’articles sur les personnalités et événements majeurs qui ont accompagné l’année 2016, aujourd’hui, la rédaction de votre site d’actualité se penche  sur la guerre à l’assemblée nationale.

Affichez votre publicité sur Comores infos: Cliquez ici pour en savoir plus

Négativement : Assemblée nationale

Les Comoriens ont vécu des événements particulièrement incroyables en 2016, mais ceux qui se sont déroulés à l’assemblée nationale dépassent de loin les attentes. Une guerre fratricide a éclaté au parlement entre les députés de la majorité et ceux dits de l’opposition. En toile de fond, le renouvellement du bureau de l’assemblée nationale que les uns réclament à cor et à cri et que les autres s’évertuent à garder intacte malgré les dispositions juridiques. Les députés du parti Juwa avec en tête de gondole le député Tocha Djohar  et ceux du Crc avec en tête le député Ali Mhadji, ont juré que rien ne sera effectif à l’assemblée du moment où, le bureau n’est pas renouvelé. De son coté, l’actuel président de l’institution Abdou Ousseine et son vice-président Maoulana Charif ne veulent pas abandonner leurs places  (privilèges ?) dans le bureau. Des invectives, des heurts, des menaces et au final des agressions ont eu lieu au palais de Hamramba.

Les députés de la majorité ont voulu procéder par la force pour arracher les clefs des voitures de fonction allouées aux membres du bureau. Ils ont également procédé à une fermeture unilatérale des bureaux et à chaque fois qu’Abdou Ousseine voulait prendre la parole, les frondeurs sabotaient purement et simplement les séances. Le summum de la crise a été aperçu lors du sommet Oman- Afrique orientale. Les députés de la majorité auraient juré de foutre le bordel et de mettre à mal l’événement si jamais les vice-présidents d’Abdou Ousseine devaient prendre place à la tribune officielle. Le président de l’assemblée a dû se résoudre à ne pas participer à l’événement. Durant des semaines, les députés s’envoyaient des piques régulières par presses interposées. Le bouquet final n’est autre que la séance plénière qui devait entériner la loi de finances de 2017. Une loi que les députés proches du pouvoir ont tout simplement rejetée. Ils ont occasionné sa non-adoption bien que parmi les députés qui ont rejeté la loi, il y avait les suppléants de deux ministres du gouvernement et le secrétaire général du Parti au pouvoir. Du jamais vu dans l’histoire de notre pays.

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*