Les prisonniers politiques Mahamoud Wadaane, Moustoifa Said Cheikh et Razida devront prendre leur mal en patience

Opinion libre: Les mauvaises conditions de détention ne se limitent pas à la vétusté et l’exiguïté des locaux dans lesquels ils sont détenus pour avoir manifesté contre la dictature d’Azali et ses sbires. Loin de là. Il y a aussi cette problématique des toilettes. Il ont encore dix très longs jours devant eux pour les utiliser, à contre coeur sans doute. Et ce avant leur sortie de cellule pour purger le restant de leur peine (un an de prison dont 20 jours ferme).

Ces toilettes, chers comoriens et comoriennes, sont les plus décentes de la prison de Moroni. En français facile, elles sont les plus propres, les plus humaines. C’est pour cette raison qu’elles sont réservées essentiellement à l’administration et, éventuellement, aux grandes personnalités. Le reste du monde carcéral « conduit la moto ». C’est à dire, ils chient dans un petit seau au vu et au su de tout le monde. Un passage obligé qu’ils effectuent à tour de rôle. Si le seau est rempli de caca, le dernier à s’en servir est appelé à faire le vidange. C’est ainsi chez nous. Vive l’émergence sans la dignité humaine.

Mhamed Ali

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