Les « qui » d’Anissi Chamsidine

​L’ex-gouverneur Anissi Chamsidine sort de son silence dimanche, après les crimes abominables et le vandalisme du palais de justice de Mutsamudu.

Il dénonce « les crimes abominables commis et les irresponsabilités observées. » selon ses mots. Une situation qui a plongé « les anjouanais dans la terreur ».

Il a cité le cas de la petite Roukkaya, l’assassinat de Nema Mohamed et l’exécution extra-judiciaires du présumé coupable par une foule en hystérie devant le palais de justice à moitié vandalisée et en feu.

« Lorsqu’on a appris l’arrestation d’un présumé coupable on a cru à un début d’enquête et à un éclairage de la situation par la gendarmerie, la justice, les autorités de l’Union et de l’île. » un souhait de l’ex-gouverneur vite déçu par l’exécution dans des conditions inhumaines, des consignes données la veille par le directeur de cabinet du gouverneur de l’île, à la radio RTN, d’après Anissi Chasidine. 

Selon lui, « en écoutant radio Anjouan écoutée partout dans ses éditions matinales de l’information, nous avons entendu le directeur de cabinet du gouverneur d’Anjouan, livrer le verdict de celui qui aurait commis ce crime. Dans ses propos, il a dit que nous avons plus de prisons pour garder des gens et les gaver de riz. Il a ajouté qu’une telle personne doit être tuée. Et si par hasard cette personne est relâché nous aiderons, selon ses propos les familles de madame Nama de l’assassiner et ils seront en liberté… »

Ecoutez un extrait des propos incriminés dans le temps et le contexte du directeur de cabinet du gouverneur d’Anjouan sur RTN, le mardi matin :

Des propos qui aurait surpris Anissi car c’est exactement ce s’est produit dans l’après-midi du même mardi. « La personne suspectée d’avoir commis l’action criminel, est lâchée dehors, tué, coupée en morceaux, dénudée devant la justice, la sécurité par la population. Acte inédit dans notre pays. » à l’ancien gouverneur de s’interroger : « il est légitime pour nous de poser certaines questions aux responsables de l’Etat. Qui a informé la population que cette personne quittait la gendarmerie pour la justice ? qui l’a escorté de la gendarmerie au palais de justice ? Qui l’a reçu à la justice ? Qui l’a jugé et quel a été le verdict ? Qui aurait pris la décision de le livrer à la population ? Qui l’a tué ? Qui l’a coupé ? Qui l’a traîné nu dans les rues de notre capitale, qui a mis des barricades pour empêcher la libre circulation dans les différents endroits de notre capitale ? » s’interroge ex-locataire de Dar Nadjah, des questions qu’ils estiment dignes de réponses des autorités du pays mais contrairement à cela, l’ex-gouverneur regrette d’avoir vu et entendu sur ORTC et RTN, le porte-parole du gouvernement, ministre de la justice et intérimaire du ministre de la justice qui s’est expliquer que dans les évènements de mardi il y aurait des implications politiques et d’oser douter qu’il pourrait s’agir des vaincus des dernières élections aux Comores. « Je décline catégoriquement ses accusations et ce n’est non plus notre culture. C’est plutôt une culture et des faits qui ressemblent plutôt à une certaine classe politique, sous prétexte de vouloir conquérir le pouvoir pendant les dernières élections et qui avaient former des jeunes d’incendier, d’déguiser les coupecoupes sous prétexte de vouloir le pouvoir. J’ai été personnellement caillasse et bloqué dans une barricade. » Anissi n’a pas aussi sous silence la chasse aux sorcières qui serait légion à Anjouan et le manque de visibilité des nouvelles autorités quand à une gestion rassurante des affaires de l’Etat. Suivez l’intégralité audio du point de presse d’Anissi Chamsidine.

KAY, journaliste Comores infos 

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