Les rebelles syriens ont pratiquement coupé les routes reliant Raqa à Alep

Alep, le 8 novembre.

Les rebelles syriens, engagés dans une stratégie d’encerclement d’Alep, dans le Nord, ont pratiquement coupé les routes venant de la province de Raqa, dans le nord-est de la Syrie, en prenant le contrôle, lundi 26 novembre, d’un barrage stratégique sur l’Euphrate. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les insurgés sont parvenus à s’emparer du barrage Techrine après plusieurs jours de combats et de siège, que l’armée a tenté de briser en menant des raids aériens.

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« La prise du barrage de Techrine est très importante. Cela signifie qu’il n’y a pour l’armée quasiment plus de routes reliant Raqa et Alep. Il reste un petit chemin traversant aussi la rivière mais très difficile et très escarpé », a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Selon lui, « la principale route venant de Raqa et passant par As-Saoura (sur l’Euphrate) est partagée entre rebelles et forces du régime, donc l’armée ne peut pas compter dessus. L’autre passant par Techrine était la dernière encore sous contrôle de l’armée, mais maintenant, elle ne peut plus l’utiliser ».

STRATÉGIE D’ENCERCLEMENT D’ALEP

Les rebelles poursuivent ainsi leur stratégie d’encerclement d’Alep. Pour envoyer des renforts vers Alep, il ne reste plus que la grande route venant de Damas, mais il faut contourner la ville de Maaret al-Noomane, contrôlée par les rebelles depuis près de deux mois. « Il y a aussi une seconde route, une route militaire reliant Damas à Alep, mais elle est très difficile, et le trajet dure quatre fois plus longtemps que par l’autoroute normale », a déclaré M. Abdel Rahmane.

Ailleurs dans le pays, les troupes ont à nouveau bombardé lundi la région de Damas, tuant un garçon et une fillette d’une même famille à Erbine, selon l’OSDH. Des combats faisaient également rage dans des localités proches de la capitale. Dans le Sud, des combats ont éclaté le long de la ligne de cessez-le-feu dans le Golan, selon l’OSDH, qui a ajouté que deux rebelles avaient péri dans des villages de la zone démilitarisée sous contrôle syrien.

Un chasseur-bombardier a largué trois bombes lundi à proximité d’un centre de commandement rebelle dans le nord-ouest du pays, près de la frontière turque, sans l’atteindre ni faire des victimes. Ce bombardement visait une école qui abrite un commandement militaire rebelle ainsi que la brigade des Aigles de Damas.

Lire aussi : Syrie : l’armée régulière bombarde les environs de Damas

Dimanche, les violences ont encore fait 119 morts en Syrie, dont près de la moitié à Damas et dans sa province, selon l’OSDH qui a recensé plus de 40 000 morts en vingt mois de violences.

NOUVEAU CAMP POUR LES RÉFUGIÉS SYRIENS

Un nouveau camp sera prêt avant la fin de l’année en Jordanie pour accueillir les réfugiés syriens fuyant la guerre civile dans leur pays et dont le nombre ne cesse de croître, a indiqué lundi un responsable. Anmar Al-Hammoud, responsable au gouvernement du dossier des réfugiés syriens, a déclaré que le nouveau camp situé à Mrigeb al-Fouhoud, dans la province de Zarqa, à environ 40 km au nord-est d’Amman, « commencera à accueillir avant la fin de 2012 les réfugiés ».

Il devrait être en mesure d’abriter à terme quelque 30 000 réfugiés, a-t-il précisé, ajoutant : « Les travaux vont bon train pour l’équiper d’électricité et installer les caravanes. » L’installation du nouveau camp vise à alléger la pression sur celui de Zaatari, qui accueille près de 42 000 réfugiés syriens, dans la province de Mafraq, à 85 km au nord d’Amman, non loin de la frontière syrienne.

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