Lettre ouverte à Monsieur le Président Azali Assoumani

Un Président doit être au-dessus de la mêlée et des querelles

Monsieur le Président,

Il est temps que nous cessions les accusations mutuelles, le pays va mal et la corruption concerne tout le monde parce que le mal n’est pas la corruption seulement mais la culture de la corruption enracinée dans nos coutumes et favorisée par une éducation laïque incompatible avec nos croyances; ce qui marche ailleurs ne l’est pas forcément aux Comores.

Si nous voulons aller de l’avant, osons interroger nos coutumes et réformer le contenu de notre système d’enseignement. Un président doit être au-dessus de la mêlée et des querelles, il doit donner l’exemple de la conduite à suivre surtout dans un monde aux moeurs dissolues.

Monsieur le président, la démocratie que vous chérissez institue le droit à manifester et à dire ce qu’on veut, mais l’Islam que nous négligeons encourage la liberté d’exprimer le bien et le juste et interdit formellement de manifester contre l’ordre public; l’Islam ne tolère pas qu’on s’exprime pour insulter ou appeler à la désobéissance; mais voilà, nous nous sommes piégés, entre démocratie et l’Islam.

Si Dieu désapprouve l’injustice, le Prophète Muhammad, swallallahu anlayhi wa sallam, nous met en garde contre le désordre car le désordre est un mal plus grand que l’injustice ( il peut conduire à l’effusion du sang des croyants ).

Alors, Monsieur le Président Azali Assoumani, pourquoi continuer à répondre aux accusations par des accusations, justifiant le fait, au lieu de réformer par une contre-culture s’attaquant en même temps à la corruption et aux racines de la corruption? Les assises doivent reconsidérer notre manière de voir la démocratie et évoluer vers la purification et la reconstruction de nos propres valeurs. Ne serait-ce pas une raison d’espérer?

Muhammad Soidrouddyne Hassane

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