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L’irrévérencieux Me Moudjahidi croise le fer avec le procureur général Soilihi Djaé

C’était à l’occasion de la prestation de serment de Me Saïd Hassane Saïd Mohamed à la grande salle d’audience du tribunal de Moroni que le procureur général s’en est vertement pris « avocats qui tiennent leur plaidoirie sur les réseaux sociaux ». Le procureur général a promis à cet effectif qu’il ne reviendrait pas sur ce sujet une deuxième fois. Une menace a le droit des avocats dont la présence sur les réseaux sociaux gêne les autorités. Me Abdoulbastoi Moudjahidi qui en fait partie n’a pas attendu longtemps pour réagir à sa manière:

« Il faut arrêter de nous donner des leçons sur la façon dont nous devons assurer la défense de nos clients. Pour un avocat, cette défense déborde, souvent, nos prétoires. Vous n’avez qu’à regarder ce qui se passe ailleurs.

En tant qu’avocat, nous sommes les seuls responsables des actions à mettre en place pour la protection des intérêts de nos clients (des actions judiciaires, médiatiques et autres). Ni le procureur général, encore moins le bâtonnier, n’a le droit de nous dicter la façon dont nous devons faire notre travail.

La seule limite à nos actions c’est la loi. Et seulement la loi.

Pour ce qui concerne le Conseil de l’ordre, nous avons tous, avocats et non avocats, le droit de critiquer les décisions prises par ce dernier. Et ce n’est pas parce que nous n’avons pas déférés ces dernières devant la Cour d’appel que nous devons nous taire.

Sinon, qu’on nous montre le texte qui nous interdit de le faire. Nous sommes tous des avocats, donc des fins connaisseurs du droit. Tout ce que nous disons doit être appuyé par un argument de droit, et non par de la « parologie » creuse. »

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