Loi relative à la pratique religieuse en Union des Comores: Les Ulémas invitent à des éclaircissements

actu-comoresLa loi portant réglementation générale des pratiques religieuse en Union des Comores a fait l’objet d’une séance d’explication au palais du peuple. Les ulémas ont organisé une rencontre avec le public pour les sensibiliser sur ce texte. Des spécialistes en la matière ont répondu aux multiples interrogations que suscite cette loi qui s’attaque notamment aux chiites.

Trois personnes ressources ont été conviées pour apporter des éclairements sur les zones d’ombre détectées dans cette loi portant règlementation des pratiques religieuses en Union des Comores. Il s’agit du vice-président à l’assemblée nationale Djaé Ahamada Chanfi, du Docteur Abdoulhakim Mohamed Chakir, responsable du département islamique (Faculté Imam Chanfi) et Mohamed Abdouloihabi, l’ancien chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja que « nous avons jugé utile de convier afin d’apporter des éclaircissements à la population sur cette loi que certains n’arrivent pas à comprendre», indique Mohamed Outhmane, membre de l’association de bienfaisance qui est à l’origine de ces assises.

Mohamed Abdouloihabi n’a cessé dans son intervention d’interpeler le ministère de la justice et les autorités compétentes pour donner des explications à la population, notamment « la police qui est censé mettre en application cette loi ». Selon ce magistrat, la loi contient des dispositions pénales, donc il était important d’apporter des clarifications, de montrer les faits qui sont poursuivis et punis.

L’article 1er de la loi avait déclaré qu’AHLI SOUNA WALDJAMAAN est reconnue officiellement comme la doctrine du pays. Dans ce même article, le rite d’Imam Chanfi est reconnu comme rite officiel. « Doctrine et rite, ce sont deux choses différentes », rappelle Mohamed Abdouloihabi. « Mais l’article 2 de cette loi a pris des dispositions pénales en précisant que ces dispositions s’appliqueront à ceux qui contreviendront à la doctrine AHLI SOUNA WALDJAMAAN », précise-t-il.

Mohamed Abdouloihabi qui estimait nécessaire de porter la clarification, ajoute que « si telle était la volonté du législateur, il va falloir revenir au parlement pour que la précision soit donnée et ne pas donner libre cours aux spéculateurs ».

Ibnou Mohamed Abdou  HZK

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