Maison d’Emploi : Le personnel en grève

​A la Maison de l’Emploi, les employés sont en grève depuis deux semaines. Ils réclament des arrières de salaires, allant de 5 à 8 mois, et le bon fonctionnement de l’institution. Après plusieurs réunions, les grévistes entendent maintenir leur mouvement de protestation. Au ministère de l’Emploi, on essaierait d’étouffer l’affaire, selon les grévistes. 

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Depuis deux semaines, les employés de la maison de l’Emploi, ont déclenché un mouvement de prestation. Selon un salarié de la MDE qui a préféré gardé l’anonymat, ces arriérés risquent de ne pas être payés. Pour lui,  » l’Etat ne va plus payer des salaires qui a déjà payés ». Selon la même source, l’ancien régime aurait versé le budget de la maison de l’Emploi. Seulement, il y a eu décaissement sans que les employés aient touché les salaires. A ce stade, s’ouvre un autre débat. Ou est passé l’argent ? Pour le moment, on ne parle pas de détournement… mais de décaissement ? 

A la maison de l’Emploi, les employés n’en parlent pas devant les médias. Des journalistes s’y étaient rendus au début de la grève, ils étaient priés d’attendre un communiqué de la MDE. Deux semaines après, silence radio ! D’ailleurs qui aurait fait ce communiqué ? L’actuel directeur général, Ali M’saidié ne s’est pas présenté à son bureau depuis deux mois. Il serait resté en France après une mission à Genève. Et Convaincus qu’il ne reviendra plus, les salariés ont haussé le ton pour demander d’abord le bon fonctionnement de leur institution. Comme ils le laissent croire, à l’accueil, il n’y aurait même plus de papier pour imprimer les documents nécessaires comme les fiches d’enregistrements. Reprochés d’avoir trop attendu pour demander leurs salaires, ils ont répondu que le fonctionnement de la Maison de l’Emploi est le premier souci et bien sûr, leurs salaires impayés ont sonné la révolte. 

Pour revenir à ces salaires, notre enquête révèle que c’est un ancien ministre de l’Emploi qui aurait chargé à la directrice administrative et financière de son ministère de décaisser l’argent avec la complicité du directeur général de la MDE. Ces arriérés figurent dans les budgets de 2014 et de 2015. 

L’ingérence du ministère tutelle a souvent fâché le Conseil d’administration de la MDE. D’ailleurs, l’on se souvient que lors de la passation de l’actuel directeur général, Ali M’saidié, le conseil d’administration avait comme boudé la cérémonie. A l’époque, on nous avait confié qu’Ali M’saidié ne figurait même pas sur la liste des candidats retenus par le CA pour diriger la MDE. Un choix purement politique du ministre de l’Emploi de l’époque, Daroussi Allaoui, et de son secrétaire général qui a poussé l’ancien président à décréter Mr. Ali M’saidié directeur général de la MDE. Par ailleurs, le contrat de ce dernier n’a jamais été signé par le Conseil d’administration comme l’impose pourtant le règlement.

Un choix politique qui a surtout laissé des mauvais souvenirs à la MDE. Cette institution censée contribuer à réduire les obstacles à l’accès à l’Emploi est aujourd’hui sans directeur. 

Nouveau coup dure pour le régime qui avec son slogan « un jeune= un emploi », se voit encore être tout sauf l’espoir de milliers de jeunes demandeurs d’emploi. 

MAK, Comores infos

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