Maitre Ahmed Mandhui attaque : L’avocat des chiites dénonce des arrestations arbitraires

images Le conseiller juridique du Gouverneur de l’Île de Ndzouani et avocat des chiites qualifie « de violation de lieu de culte et abus de pouvoir », l’arrestation de ses clients. Maître Ahmed Mandhui lance « un défi aux chefs religieux sur ce rite ».

Les 18 chiites arrêtés vendredi dernier et relâchés samedi soir, ont été convoqués à nouveau à la gendarmerie ce lundi matin, selon leur avocat « pour signer un engagement qu’ils ne seront plus ensemble, pour des prières ou autres activités à caractère chiite ». Me Ahmed Mandhui alias Lezamed qui assure leur défense indique qu’ « en matière de profession de foi, signer un engagement ne vaut rien ».

Cet avocat qui n’est autre que le conseiller juridique du gouverneur de l’île s’appuie d’ailleurs sur ce décret pour expliquer sa position. L’article 4 de ce décret qui stipule que « ceux qui auront intentionnellement empêché ou interrompu l’exercice des pratiques (…) par trouble, bruit ou cris provenant de l’intérieur ou de l’extérieur d’une mosquée (…) seront punis… ». Et Maitre Ahmed estime « les Chiites s’y retrouvent bien dans cet article » pour avoir été « empêchés d’exercer leur culte ».

Lors de cette conférence de presse, Me Ahmed dénonce l’attitude de certains juges. « Certains juges se permettent de dire que c’est une instruction venant de Moroni. C’est une insulte car Sako et Abdelkader sont tous deux procureurs, il n’y a pas d’ordre qui peut tomber de Moroni. Cessons de tromper le peuple », s’insurge Me Lezamed.

La rue y voit des arrestations politiques dans cette affaire. Et on accuse même le cabinet du président de la république. « C’est une arrestation qui veut provoquer des troubles car Sambi serait à Anjouan le 12 février prochain » soutiennent beaucoup d’Anjouanais. Me Mandhui conclut en demandant « aux rédacteurs de cette loi de faire attention car on ne fait pas une loi pour le plaisir de faire une loi ».

Nabil Jaffar (HZK-Presse)

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