Maltraitance des élevés des écoles coranique (daara) au Sénégal, une réalité ignorée

senegalToute personne ayant eu à visiter le Sénégal a au moins une fois vu ces petits enfants en train de mendier dans les rues, habillés en haillons, sans chaussures avec à la main un pot de tomate faisant office de réceptacle pour les différents mets qu’ils réussissent à collecter. Certains passants donnent parfois une pièce ou deux, mais le besoin de ces enfants dépasse de loin ces quelques pièces qu’ils réussissent à amasser.

Contrairement aux mendiants que l’on a l’habitude de rencontrer dans la rue, ces enfants sont souvent apprenants du Coran, communément appelés « Talibé ». Ils étudient dans les écoles coraniques, « daaras » entretenus par des maîtres coraniques appelés « Marabouts ». Estimés à 100 000 dans la capitale sénégalaise, Dakar, ces talibés (élèves des écoles coraniques) qui sont parfois âgés de cinq ans ont été confiés par leurs parents aux daaras se situant le plus souvent très loin de la famille de l’enfant.

Parce que la plupart du temps les parents n’ont pas les moyens de payer pour la scolarité de leurs enfants ou leur entretien, plusieurs « marabouts » (maitre coranique) envoient ces enfants mendier dans la rue. Là-bas, les enfants deviennent facilement victimes de crimes, sont exposés aux maladies, et très souvent à de tragiques accidents de la route. De plus les « talibés » sont souvent victimes de sévices corporelles lorsqu’ils n’arrivent pas à collecter la somme fixée par le « marabout ».

Dans le cadre de nos travaux personnels encadrés nous tenterons de répondre à la question : qui sont ces « talibés »? Nous déterminerons la place qu’occupent inévitablement les marabouts dans ce fléau, ensuite nous essaierons de dresser un bilan des problèmes et si possible des solutions au phénomène « talibé »

Dais / Correspondant Comores-infos au Sénégal

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