Mayotte, ce n’est ni obsession, ni phobie mais…

C’est toujours une curiosité ancrée dans le cadre du droit de connaitre. Aujourd’hui le ministre des affaires étrangères comoriennes, a prémuni l’impuissance de l’Etat comorien au sujet du calvaire que vivent les comoriens de Mayotte. Donc à part dire « on condamne », rien ne peut être entrepris comme démarche par le pouvoir mourant… d’Ikililou Dhoinine pour le souffle de nos familles martyrisées à Mayotte.

Si on a bien compris, c’est une patate chaude dans une marmite métallique léchée par des braises très puissante, laissée au pouvoir succédant, à celui qui a déjà rendu l’âme. Les comoriens de Mayotte souffrent, ils sont torturés, désespérés, humiliés… ils n’ont que d’yeux qui voient ceux qu’ils avaient et de quoi ils sont privés. Ils sont livrés à eux même. Dans les rues, dans les hangars… ils s’étalent ; pères, mères, enfants sans intimités… au su et au vu des forces de l’ordre françaises.
 

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Ce n’est ni obsession, ni phobie… toujours avec écœurement, je demande et j’accuse. Où sont les voix de Sarkozy et Sambi avec leur GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau) ? Où sont les voix de Boléro, Ikililou et Holland avec leur HCP (Haut Conseil Paritaire) ? Pendant que des compatriotes font repos sur la persécution à Mayotte, Sambi se divertit… et tape les épaules des mamans à Volovolo, Ikililou fait son sommeil profond et Boléro joue toujours ses jeux bizarres dans les ruelles.

J’accuse le silence radio de nos autorités, j’accuse l’autosatisfaction de la soi-disant intelligentsia comorienne adhérant à la majorité des silencieux… j’accuse la COI, son actuel et son futur SG. J’accuse l’Unité Africaine, j’accuse la ligue Arabe… j’accuse toutes ces instances dont les Comores sont membres. J’accuse l’Etat français, dont la sécurité passe à deux poids et deux mesures. Leur silence est assassin. Nous n’attendons rien d’eux, et je dis encore une fois « j’accuse… ».

Said Yassine

1 commentaire sur Mayotte, ce n’est ni obsession, ni phobie mais…

  1. Notre compatriote Salime Lolyabdallah a fait un choix très partisan et dénué de tout fondement scientifique. En commençant sa brève reconstitution des Comores à partir de du 16 eme siècle (1503) début des Temps Modernes en Europe et pire en parlant de l’île Maore seulement au moment de l’arrêt des incursions Sakalava (malgaches) dans nos îles et l’installation au pouvoir de souverains malgaches convertis à l’islam pour sauver leur peau contre l’effort d’unification de la grande île Par Madama 1er. Je suis très contrarié par cette lecture européocentrique de l’histoire des peuples. Je fais appel à l' »anthropologie sans complaisance » du savant Sénégalais Cheikh Anta Diop pour dire que c’est très malhonnête, que de voir que les autres n’existent qu’à partir du moment où les Européens les ont découvert c’est ce que le grand savant panafricain appelle grille anhistorique de l’Afrique en quelques sortes l’Afrique sans écritures, sans documents n’a jamais existé donc n’a pas d’histoire (des présidents peu cultivés comme N Sarkozy brandissent de telles âneries). C’est nul et non avenu donc inadmissible: les récentes découvertes notamment archéologiques s’installent dans une phase de réécriture de l’histoire en démontant une à une les hypothèses de celles et ceux qui ont annexé l’Afrique après l’avoir pillée de ses richesses matérielles archéologiques susceptibles de mettre en cause leur thèse de domination unilatérale. Andrianantsoly comme d’ailleurs Ramanetaka sont des imposteurs, des rois déchus dans leurs terres d’origine et exilés pour chercher refuge dans l’archipels Comores. Si notre « brillant Salime Lolyabdallah » commence son histoire des îles par l’arrivée des Portugais et des Malgaches je suis vraiment navré de voir en ses affirmations les thèses colonialistes reprises pour affirmer la supériorité des Etrangers. Elle (thèse de la supériorité des Européens) pour soumettre les peuples et territoires qu’ils visitent ou dans lesquels ils passent ou passaient leurs vacances.

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