Mchangama remercie le gouvernement pour…Arnaud

Mchamgama, deuxième de droite à gauche, ami proche de Assoumani

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Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, ami proche de la famille Assoumani et ancien Président de l’assemblée nationale remercie le gouvernement national au nom de la famille d’Arnaud Assoumani. Son discours…

Que dire, sinon merci, aujourd’hui que la République s’honore en honorant un de ses enfants.

Que dire sinon exprimer le bonheur, la fierté, au nom de mon aîné Mohamed Bakri Assoumani, au nom de la famille, des oncles, des tantes, des cousins et cousines, des amis d’Arnaud qui sont là, de Benjamin Rasât qui l’accompagne depuis deux ans et l’équipe à faire le film, d’une ville très fière qui est la ville de Mistudje qui va l’honorer aujourd’hui, et même des tout-petits de la République, puisque Arnaud a été accueilli avec un poème des élèves de l’Ecole Foundi Abdoulhamid.

C’est tout un symbole. C’est aussi un symbole qu’aujourd’hui ceux d’entre nous qui portent d’ordinaire le « châle », nous soyons là, pour honorer un enfant de « je viens » qui n’est pas venu faire le grand mariage et qui est venu nous apporter ce dont nous avons le plus besoin dans les années à venir, un savoir, un modèle d’effort, une réussite, bref, être un pont entre nous et le monde moderne.

Je pense que de plus en plus, nous verrons que l’investissement que nous avons fait après avoir construit nos mosquées, cimenté nos rues, construit les centres culturels, de part les efforts de la diaspora, l’investissement qui va rapporter le plus, va porter sur le savoir et l’effort.

Monsieur le vice-président ;

Permettez-moi de dire ce que vous n’avez pas dit ; que vous êtes d’autant plus fier que vous êtes un tonton, un oncle d’Arnaud, puisque Arnaud est un comorien comme nous le devenons de plus en plus, un comorien de Mitsoudjé et de Tsembéhou. Je l’ai dit parce que je me souviens du grand père d’Arnaud, qui est mort en même temps que quelqu’un que j’aimais beaucoup et qui s’appelait Ray Charles, un grand musicien. J’avais écrit un article qui a fait un peu le tour du monde et qui saluait Assoumani Soudjaye qui nous suivait partout pour que nous nous lavions les mains, que nous soyons propres ; il était un des premiers infirmiers de l’époque et Ray Charles qui n’était pas simplement un chanteur mais qui était à l’époque, dans les années 60, dans la période coloniale, grâce à sa musique, nous a fait connaitre au monde et qu’il y avait un autre monde au-delà du modèle français qui chantait et aussi la culture noire.

Arnaud a ainsi beaucoup dit ; il nous a fait rire et nous a aussi fait pleurer puisqu’il a pleuré aussi ; et quel bonheur que d’être tous là, en nous disant voici un modèle et nous avons besoin d’un modèle pour notre jeunesse.

Merci Monsieur le Président et vous tous dignitaires de la République d’avoir honoré les Comores aujourd’hui en honorant Arnaud.

Je vous remercie.

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