Migrants africains : «Passer par Mayotte, c’est éviter beaucoup de risques»

Déjà concerné par l’immigration comorienne, le département français doit gérer l’arrivée de personnes d’Afrique continentale. Le récent suicide d’un Congolais débouté de sa demande d’asile a secoué l’île et mis en lumière ces nouvelles routes migratoires.

On l’appelle «la maison des Africains». Situé en périphérie du quartier de Cavani, à Mamoudzou, un vaste immeuble délabré abrite près d’une centaine de demandeurs d’asile originaires de l’Afrique des Grands Lacs. Hommes, femmes et enfants, majoritairement issus de la république démocratique du Congo (RDC), s’y côtoient dans la chaleur et la moisissure. «Il n’y a pas d’eau potable. Nous sommes obligés de boire l’eau de la rivière alors que certains s’y douchent et lavent leurs vêtements», déplore Gautier (1), 23 ans, débarqué à Mayotte sept mois plus tôt. Ici, le «sentiment d’abandon» est général. Symbole de cette souffrance, le suicide fin juillet d’un jeune demandeur d’asile, Danny Lunfundula Kura. Originaire de Kinshasa, Danny entamait son septième mois dans le département français lorsque ses amis l’ont découvert mort, pendu avec sa ceinture. «Depuis le refus de sa demande d’asile de la part de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides [Ofpra, ndlr], il perdait la raison. Dès 22 heures, il priait sans cesse jusqu’au lever du jour», explique Roland, un ami qui a découvert son corps. «Il n’est pas le seul. Ici, beaucoup pètent les plombs», prévient-il. Un sentiment partagé par Gautier : «On galère pour tout ! D’ici un mois, le propriétaire a décidé de nous expulser. Je suis comme les autres : je ne sais pas où je vais dormir. Je prie pour ne pas finir comme Danny.»

Sur sa main, l’homme de 23 ans porte encore les stigmates des tortures subies en RDC. «Ils m’ont attaché et placé en cellule les yeux bandés. Puis ils m’ont frappé, piétiné et menacé avec une arme. J’ai crié mon innocence, ils m’ont versé de l’eau pimentée dessus et tenu la tête au soleil. Je souffre encore de problèmes de vue», énumère-t-il lentement. Grâce à la complicité d’un gardien, le jeune homme réussit à s’enfuir. Sur les conseils d’un proche, il prend contact avec «une dame». «Il fallait que je reste avec elle et suive toutes ses instructions sans poser de questions, encore moins concernant la destination», raconte-t-il. Elle lui fournit alors de faux papiers, avant de s’envoler avec lui pour l’Ethiopie. Arrivé à Madagascar, le duo se quitte. Gautier prend une petite embarcation à moteur en compagnie d’autres ressortissants des Grands Lacs «et quelques Malgaches». Plus de vingt heures plus tard, il pose enfin le pied à Mayotte. «J’ai demandé où nous étions. On m’a dit : « Tu es en France ! » J’étais sous le choc… mais soulagé», se souvient-il…Cliquer sur le lien pour lire l’intégralité de l’article 👉https://www.liberation.fr/planete/2019/08/15/migrants-africains-passer-par-mayotte-c-est-eviter-beaucoup-de-risques_1745477

1 commentaire sur Migrants africains : «Passer par Mayotte, c’est éviter beaucoup de risques»

  1. On voit bien que tous les koissas ne sont pas comoriens.
    En effet, pour les harkis mahorais, tout vient d’Anjouan.
    Ils feront mieux d’aller placer leur radar à Madagascar(vous rêvez!) au lieu de le placer en Anjouan car là-bas, on vous l’enverra en pièces détachées, la tête d’Azali avec s’il le faut.
    Mais bon, les harkis mahorais sont tantôt gaulois tantôt malgaches sakalaves(ha!ha!) alors pour eux, tout les koissas sont comoriens.
    « Ils sont partis Ok, ils y retourneront KO.
    « Balahé Mlemba! »

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