Nassimah Dindar à Moroni pour les 1ers ateliers techniques des collectivités territoriales françaises et comoriennes

A l’occasion d’une rencontre avec les autorités gouvernementales comoriennes et les 54 maires, la Présidente du Département, Nassimah Dindar, a pu mobiliser l’ensemble des élus locaux autour d’un nouveau schéma d’intervention de coopération décentralisée. Pour officialiser ce nouveau partenariat, une convention cadre franco-comorienne sera signée avant la fin de l’année à Paris en présence des représentants des collectivités.

Hier, Nassimah Dindar ouvrait les premiers Ateliers techniques des collectivités territoriales françaises et comoriennes, qui se déroulent sur 2 jours à l’Alliance Française de Moroni. Les communes comoriennes présentes lors d’ateliers techniques ont été sollicitées pour faire connaitre leurs besoins, leurs priorités ainsi que leurs atouts. Ce diagnostic, qui sera partagé avec l’ensemble des collectivités comoriennes et françaises (Département de Seine-Saint-Denis, Communauté Urbaine de Dunkerque, commune de La Courneuve présents à Moroni) servira de base de travail à l’élaboration d’un plan d’actions concrètes et réalisables.

Dans son discours d’ouverture, en présence des représentants comoriens, de la France hexagonale et de La Réunion, elle a souligné l’importance de la coopération internationale, la qualifiant de voie politique exigeante, mais nécessaire pour rapprocher les peuples, pour cultiver une fraternité essentielle au devenir de l’Indiaocéanie et pour contribuer à un co-développement durable entre les pays confrontés plus que jamais à des défis planétaires :

 » La présence des collectivités locales comoriennes et françaises aujourd’hui à Moroni est la traduction vivante, concrète de notre rôle et de nos contributions au renforcement des liens entre nos populations, au développement des échanges et à l’approfondissement de la solidarité internationale. Nos discussions sur ces 2 jours permettront de souligner la pertinence des projets mis en oeuvre dans des secteurs clés du co-développement et d’en tirer les enseignements pour les faire évoluer. Ils permettront également de discuter de pistes et de nouveaux modes de coopération et de co-financements. L’enjeu à mon sens est de poser un cadre de travail rénové, fondé sur une confiance mutuelle et sur notre capacité à oeuvrer ensemble, avec pour objectifs de définir des priorités, de les articuler avec les programmes de nos États et/ou des bailleurs, de créer des conditions financières de leur pérennisation et de soutenir les pré-requis du développement local et à la gestion publique. Ces projets demandent certes, des financements, mais ils ne peuvent être pérennes que si nous leur apportons le fonctionnement. A l’issue de ces Ateliers, les priorités devront se dégager, des priorités définies par vous pour accompagner l’ensemble des communes et des gouvernorats. Bons ateliers et travaillons ensemble pour le bien commun ! » a t’elle précisé, ajoutant que « ces Ateliers sont nécessaires pour avancer, car le développement et le rôle de La Réunion passeront aussi par le futur des populations de l’Indiaocéanie. »

Le 1er atelier a concerné le bilan de la coopération décentralisée franco-comorienne avec la présentation des actions menées par les différentes collectivités métropolitaines (Seine Saint-Denis, La Courneuve, Dunkerque) et réunionnaises (Département et Région) dans les îles de la Lune. 

Daniel Gonthier, Vice-président du Département délégué à la coopération régionale, a présenté celles menées par la Collectivité départementale depuis plusieurs années. Ces dernières ont porté plus particulièrement sur des domaines tels que l’agriculture, l’eau, le médico-social, la francophonie, la culture et l’insertion.

« J’ai eu le plaisir de prendre la responsabilité de cette délégation et de porter des projets porteurs et « gagnant-gagnant ». Nous sommes très dynamiques : des dossiers sont finalisés, d’autres sont en cours et des projets en discussion seront signés prochainement. La coopération est un formidable outil de dialogue et de codéveloppement et nous avons tous le challenge de mener une mutualisation encore plus forte de nos actions pour nos populations India-océaniques », a indiqué le Vice-président.

Les 2nd et 3ème ateliers avaient pour objectif de présenter le processus de réforme des collectivités territoriales et de décentralisation et les soutiens financiers mobilisables, tels que les appels à projets de la coopération française, les financements des partenaires au développement et enfin le descriptif et l’application de la Loi Oudin Santini (1% eau, énergie, déchets).

Les échanges ont été fructueux et ont permis, entre autres, de soulever un problème important et handicapant rencontré par les communes : la méconnaissance des outils, l’insuffisance des moyens et donc la difficulté à répondre aux appels à projets. Il a donc été proposé une formation pour les élus et plus particulièrement celle des maires, porteurs des projets pour leur commune.

A l’issue de cette première journée, rendez-vous a été pris pour ce vendredi 30 juin, avec la tenue des ateliers qui porteront sur la gouvernance locale, l’environnement humain, le développement économique et l’éducation de la jeunesse, et la promotion de la culture et des arts, des séquences sur lesquelles l’intervention de La Réunion est attendue.

Qu’appelle t’on coopération décentralisée ?

C’est l’action d’une collectivité territoriale française auprès d’une autre collectivité internationale. Cette coopération fait l’objet de convention et se concrétise sous différentes formes telles que le jumelage, les échanges de savoirs, de moyens, etc. Les relations entre les collectivités se veulent être un outil de développement des liens d’amitié, culturels et de solidarité entre les peuples. Depuis la Loi « Administration territoriale de la République » du 6 février 1992, toutes les collectivités françaises peuvent ainsi mener des partenariats avec les collectivités internationales. Plusieurs lois se sont succédées et ont permis de sécuriser et de renforcer les actions de coopération internationale et régionale.

C’est ainsi que le Département de La Réunion a signé des conventions-cadre bilatérales avec les Seychelles, Maurice et Madagascar : trois conventions de coopération décentralisée avec les 3 îles autonomes de l’Union des Comores, concernant plus particulièrement le développement de l’agriculture familiale, l’accès à l’eau, la PMI, la sécurité civile, l’insertion professionnelle. Et la semaine prochaine, une convention cadre avec la Fondation de l’Alliance Française sera signée à Paris.

Et dans l’océan Indien ?

Aujourd’hui, dans l’océan Indien, 84 collectivités françaises sont impliquées avec 102 collectivités locales partenaires (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles) dans 230 projets. Au niveau des Comores, on compte une dizaine de partenariats actifs qui a vocation à être renforcé et accompagné via un renforcement des actions de concertation entre collectivités territoriales comorienne et française.

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2 commentaires sur Nassimah Dindar à Moroni pour les 1ers ateliers techniques des collectivités territoriales françaises et comoriennes

  1. Dans le cadre de ces projets de coopération décentralisée quels sont les projets initiés par des techniciens Comoriens? Car très souvent ce sont les autres les non Comoriens qui décident ce qui est bon pour nous.

  2. ,FRANCHEMENT VOUS CROYEZ A CETTE MASCARADE
    PENDANT QUE DES HOMMES ET DES FEMMES DE BONNE FOI SE BATTENT POUR SAUVER « LA PETITE ZOUBEDA » AUCUN DES ELUS ISSUE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE PRESENT A MORONI , POUR LA SOIT DISANTE COOPERATION, N A LEVE LE PETIT DOIGT POUR AIDER LA PETITE ZOUBEDA
    POUR INFO BEUACOUP D ENFANTS MALADE COMORIEN ONT ETE SOIGNE GRATUITEMENT A MAURICE ET LE VISA EST GRATUIT
    VIVE LA COOPERATION REGIONALE

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