Ngazidja à la traîne par rapport aux deux autres îles

L’île de Ngazidja reste le foyer infectieux du paludisme par rapport aux deux autres îles. Une pandémie en instance d’élimination. C’est ce qui ressort d’une réunion de sensibilisation au profit des journalistes de la place tenue hier mercredi.

Ngazidja traîne par rapport aux îles en ce qui concerne l’élimination du paludisme si on tient compte de la réunion tenue par le programme national de lutte contre le paludisme pour sensibiliser les journalistes.
Pendant qu’à Ndzouani et Mohéli la pandémie a été totalement éliminée en enregistrant zéro cas au mois de janvier, 154 cas ont été au contraire enregistrés dans ce même mois dans l’île de Ngazidja.

Halidi Ahmed Abdou chargé de l’information, de l’éducation et de la communication du programme en question apprécie toutefois les efforts menés pour combattre cette épidémie. Il constate des évolutions constantes de l’évaluation du nombre des cas à partir de 2010 avec 103670 cas recensés à 2015 dont 1072 cas de paludisme dépistés.

Idem pour l’évolution de l’incidence qui passe de 23,57 cas sur 1000 en 2011 à 0,06 cas sur 1000 en 2015, ce qui équivaut à trois personnes dépistés. A Ndzouani l’incidence passe de 64,29 sur 1000 en 2011 à 0,06 sur 1000 en 2015. 157,59 cas sur 1000 à Ngazidja en 2011 à 1061 cas en 2015 qui équivaut à 8 personnes dépistés.

Ce qui place le pays parmi les pays qui sont en instance d’éliminer totalement le paludisme. « Il faut trois ans de suite sans cas constaté pour que l’OMS puisse décerner au pays le label d’un pays sans paludisme », a indiqué M. Abdou chargé de l’information au PNLP. D’après lui le pays ne peut pas se permettre de baisser les bras au risque d’avoir « une épidémie mortelle par perte de l’immunité » dit-il comme ce qui est arrivé d’après lui dans d’autres pays africains.

D’après le monsieur communication du programme, le paludisme serait la cause principale de 42% des morts et près de 48% des hospitalisations. M. Abdou est convaincu qu’il fallait l’implication de tous pour arriver à l’horizon 2020 à zéro paludisme, vision de l’État. « Les médias doivent accepter de s’impliquer d’avantage à cette lutte », a-t-il conclu.

Maoulida Mbaé /LGDC     

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