Ngazidja : gouverneur / Conseil de l’île Le président du conseil de l’île de Ngazidja circule en taxi

Le président du conseil de l’île de Ngazidja qui a hérité de son prédécesseur une épave, comme véhicule de fonctions, ne peut remplir sa mission correctement. Souvent, il emprunte le taxi pour se rendre à son bureau.

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« L’entretien et la maintenance de mon véhicule de fonctions m’ont financièrement asphyxié à tel point que je le laisse tomber », a déclaré à La Gazette des Comores le président du conseil de l’île de Ngazidja. A son avis, il ne peut pas, en la matière, agir en lieu et place de l’exécutif de l’île. Et le président Younoussa Saïd d’indiquer : « désormais je prends le taxi pour me rendre au bureau ».

« Des fois, ma voiture tombe en panne alors que je me rends à une cérémonie officielle. Souvent, mes collègues mettent à ma disposition leurs propres véhicules pour me rendre à tel ou tel événement », a déclaré le président Younoussa Saïd. Il reconnaît des divergences politiques avec le gouverneur de l’île. Mais cela, selon lui, le devrait pas avoir des conséquences sur les institutions de la république.

Dans la privation du conseil de l’île de ses droits les plus élémentaires, seul le gouverneur de l’île est responsable, selon le président Younoussa Saïd qui dit ne pas mettre en cause le gouvernement central.

Ça fait donc soixante-dix litres pour l’aller-retour », a-t-il détaillé son chauffeur ayant dit qu’elle ne tient même pas son ralenti, parfois elle s’éteint en pleine route et il fallait que les gens nous viennent en aide pour la pousser jusqu’à la maison.

Interrogé sur le conflit entre lui et le gouverneur, le président Younoussa a préféré garder le silence. Jusqu’à quand ? Nul ne le sait.

Ibrahim Ali (stagiaire) / LGDC

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