Non à la guéguerre, pour l’apaisement

La période que nous vivons permettrait d’ouvrir des portes vers une solution définitive de la question maoraise. Depuis la possibilité donnée à Maore de participer en tant qu’entité indépendante des Comores aux jeux des Iles de l’Océan Indien, la France s’est ouvert un boulevard parvenant à faire de l’île comorienne un département français, sans une véritable levée de boucliers des Comoriens ni de l’Afrique ni de l’ONU. Le fait accompli français paraissait irréversible. Mais l’Histoire ne finit jamais sur une aussi grossière injustice de la loi du plus fort. L’Histoire ne finira jamais sur l’annexion de l’île comorienne par la France.

Aujourd’hui une perspective peut être ouverte et il ne faudrait pas la rater! Or c’est ce qui risque de se produire. La guéguerre de chiffonniers à laquelle se livre pouvoir et opposition empoissonne les esprits, fait passer au second plan les intérêts essentiels du pays, décrédibilise toute initiative d’apaisement entre les îles dans la perspective d’une consolidation et d’élargissement de l’unité nationale.

Est-ce qu’on ne peut pas mettre au premier plan la fermeté du pouvoir face à la France, la disponibilité des uns et des autres à s’unir derrière le Chef de l’Etat autour d’un pacte national sur la question maoraise, un pacte qui devra être décliné rapidement en une proposition comorienne de sortie de crise. La proposition « un pays, deux administrations » qui implique la définition d’une période transitoire durant laquelle l’île comorienne sera administrée conjointement par les Comores et la France et au bout de laquelle Maore retrouvera ses sœurs dans le même Etat recueille l’adhésion et fait son bonhomme de chemin. Elle trace en tout cas une orientation générale susceptible de constituer une bonne base de négociation internationale entre les parties concernées.

Il revient bien évidement au pouvoir de créer les conditions de l’apaisement. Il suffirait de respecter scrupuleusement l’esprit et la lettre des lois pour faire baisser la tension. A cet égard la paralysie de la Cour Constitutionnelle, clé de voûte des institutions, pèse lourd. Comment régler les conflits autour des élections dans les Conseils des îles de Dzuani et Gazidja ? On en vient tout naturellement à des extrémités comme la gendarmerie dans l’hémicycle de l’Assemblée, comme les interpellations d’élus, etc. Cela explique mais ne justifie nullement les dérapages verbaux.

Les dirigeants politiques de premier plan du pays doivent se ressaisir, créer un climat qui permettra une unité forte pour défendre l’intégrité territoriale et l’unité nationale du pays.

Idriss

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