Nyumamdro-Hamahame : Fronde contre le maire

A en croire plusieurs sources, si le maire MaoulidSoilihi Ahmed refuse de signer les documents du service  d’état-civil de Bambadjani, c’est parce que les sept localités de la commune n’acceptent pas de verser leurs contributions (relatives aux cérémonies coutumières) dans la caisse communale.

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Les localités de Bambadjani, Mwadja, Nyadombweni, Dimadju, Mdjihari, Mbatse et Hadjambu ont effectué un sit-in au ministère de l’Intérieur, le mercredi 30 septembre, pour protester contre le non traitement par le maire de cette commune des dossiers administratifs issus de l’état-civil de Bambadjani.

Selon le conseiller municipal Attoumani Abdou, les négociations entreprises à la fois par le préfet de la région et le ministère de l’Intérieur pour ‘‘désamorcer cette crise’’ sont restées vaines. «D’où l’initiative de descendre à Moroni pour faire ce sit-in illimité et demander qu’une solution soit trouvée’’, a-t-il dit.

Et d’ajouter qu’en cas d’échec de cette démarche, les sept villages comptent passer à la vitesse supérieure et ‘‘activer notre plan B’’. Selon une autre conseillère municipale, Moinaécha Mohamed Boina, c’est le choix d’implantation de l’hôtel de ville de la commune qui serait à l’origine de cette ‘‘scission’’ du Conseil communal en deux blocs rivaux.

A en croire plusieurs sources, si le maire MaoulidSoilihi Ahmed refuse de signer les documents du service  d’état-civil de Bambadjani, c’est parce que les sept localités citées en haut n’acceptent pas de verser leurs contributions (relatives aux cérémonies coutumières) dans la caisse communale.

«Nous n’allons pas croiser les bras. Si notre député et nos deux conseillers n’arrivent pas à trouver une solution à cette crise, nous, on va en trouver une», menace le notable Mohamed SaidPessi, originaire de Mdjihari.

Le maire de Nyumamdro-Hamahame, pour sa part, balaie toutes ces accusations d’un revers de main. Certes, il reconnait avoir rejeté les dossiers du bureau d’état-civil de Bambadjani, mais, ‘‘c’est parce qu’ils n’ont pas suivi les procédures», dit-il.

«Chaque matin, des jeunes et des notables me soumettent des documents pour signature. Or, j’ai adressé une note de service aux chefs des trois bureaux d’état-civil de la commune pour qu’ils se présentent eux-mêmes. Mais, le chef de celui de Bambadjani passe outre cette note. Je me suis trouvé dans l’obligation de rejeter ces documents, puisque cela peut m’induire un jour en erreur», se justifie-t-il.

Ali Abdou / Alwatwan

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