Pourquoi la Tournante de 2016 est à la Grande-Comore et non à Mayotte ?

« La plus grande preuve d’estime, que l’on puisse donner aux gens que l’on a l’honneur de diriger, ce n’est pas de les flagorner, mais de leur parler gravement, en leur montrant les choses comme elles sont. » a dit Maréchal Lyautey

Depuis les accords de Fomboni, qui a instauré le système d’exécutif tournant au sommet de la nation Comorienne, la stabilité politique y règne. Ce système contient plusieurs défaillance et loin d’être démocratique. Mais elle a permis une stabilité politique et une alternance sans coup d’Etat. Ce sont des acquis importants pour notre jeune nation qui a connu une déstabilisation permanente au cours de 23 années de 40 ans d’indépendance. Nous devons, certes, l’améliorer et non le jeter à la poubelle et retourner à l’étape initiale. Comme l’a bien souligné le General De Gaulle, bâtisseur de la V république Française « C’est purement négatif de toujours remettre en cause, c’est en somme, la marque des faibles et des incapables. » .said

Pour nous il n’est pas question de remettre en cause la tournante mais de l’adapter et l’améliorer. Il y a des hommes et femmes politiques Comoriens de bonne volonté et parfois des anciens ministres affaires étrangères ou leaders des partis politiques historiques qui demandent que la tournante revienne à l’île Comorienne de Mayotte. Certains peuvent, peut –être oublier que cet ’île est occupé par la France, en violation de tous les droits internationaux depuis l’indépendance unilatérale des Comores, le 6 Juillet 1975 et sa reconnaissance par l’O.N.U, le 12 novembre 1975. Certes notre constitution prévoit une tournante par île et inclus Mayotte comme quatrième île de l’archipel des Comores. L’article 13 de notre constitution, prévoit entre autre « Une élection primaire est organisée dans l’île à laquelle échoit la présidence et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés peuvent se présenter à l’élection présidentielle. » Il est donc normal que les Comoriens de Mayotte demandent leur tournante. Toutefois nous ne pouvons pas d’une manière ou d’une autre organiser une élection primaire à Mayotte. Cette idée aussi intéressante qu’elle soit reste irréalisable. Ceci n’est pas dû à une mauvaise fois ou à la négation de l’appartenance de Mayotte au sein de notre archipel. C’est juste la pire réalité de notre incapacité à libérer l’île d’ici 2016. Cette option étant irréalisable d’autres idées paraissent dans le but de mieux récompenser nos frères et sœurs de Mayotte, qui désirent juste nous gouverner.
Faire une exception de trois ou dix candidats issus de l’île Comorienne de Mayotte Certains hommes politiques, de bonne conscience préconisent qu’on fasse exception des primaires et prendre trois ou dix Comoriens de Mayotte pour concourir aux élections présidentielles de l’Union. C’est une très bonne initiative pour récompenser nos De Gaulle, qui luttent depuis contre l’occupation française de notre île. Il faudra, maintenant, à nos hommes politiques de bonne conscience de présenter et expliquer aux Comoriens des territoires libre ces hommes et leurs chefs d’œuvres.

Faire la tournante à Mayotte est un moyen de pression contre la France Il y a des leaders politiques très respectables et historiques qui nous disent que faire la tournante à Mayotte (île occupé par la France) sera un de meilleure moyen de faire pression. Cela, d’après eux, montrera à la face du monde que c’est la France qui est méchante mais nous des gentils. C’est un approche respectable mais loin de la réalité politique et de moindre celle de la France. La France est une puissance économique et militaire qui n’a aucune état d’âme, surtout pas pour les Comores et les Comoriens. Elle ne reconnait comme pression que la force en présence. Nous ne représentons rien devant elle . L’unique pression que la France, peut sentir est celle de la Force et rien d’autre. On n’a pas cette moyen et nous appelons nos frères Comoriens de Mayotte qui vivent sous l’occupation de venir aux Comores libres afin de participer aux élections.

A qui profite ce fumigène de propagande en faveur de la tournante de Mayotte occupé ? Il y a des gens qui s’identifient à la France et qui sont très forte en stratégie. A chaque fois qu’ils veulent faire quelque chose, dans notre pays, ils brouillent la piste en lançant des fumigènes. Ces gens, qui sont devenu un lobby très fort dans la région, ont pu amener la France, à occuper Mayotte et maitriser d’une manière interpose la gouvernance (Monnaie, défense et administration) des autres îles de l’archipel dite indépendant, sont le premier bénéficiaire de cette cafouillage. Certains voient dans ce cafouillage un moyen d’exister et de faire valoir leur poulain. C’est pour eux, une occasion unique de s’ériger au sommet de l’Etat.
Certains Comoriens de Mayotte, surtout les ancien serrer la main, que les politiciens des autres îles ont oublié, risque de mal comprendre le refus de leur donner leur tournante. Ceci va accentuer, par conséquent nos divergences. Les derniers profiteurs de ce fumigène sont les séparatistes de tout bord qui veulent démanteler notre pays en micro-république. Ces derniers sont soutenus par une franche de la France, car elle est multiple et complexe. Ce fumigène va nous pousser, aussi à aller vers une autre table ronde dont le contenu et l’objectif nous échappera et accouchera la confédération tant prôné par ceux qui veulent démanteler notre pays. Le démantèlement de notre pays en micro –Etat donnera gage de tranquillité à celle qui occupe une partie de notre territoire. Nous devons tous faire pour lutter contre le démentiellement de notre jeune nation. Pour accomplir ce rêve, nous devrons être unis en défendant la tournante avec les modifications qui lui sera nécessaire.
Les modifications nécessaires à notre constitution « Quand, dans un royaume, il y a plus d’avantage à faire sa cour qu’à faire son devoir, tout est perdu. » Montesquieu.
Avant que la table ronde nationale nous soit imposée de l’extérieur ou par les circonstances des évènements, nous sollicitons le gouvernement du Dr Ikililou Dhoinine de la faire afin d’améliorer notre constitution. Cette table ronde nationale doit regrouper toutes les forces vives de la nation, politique, associative, religieuse et notable pour faciliter notre vie commune. Nous devons avancer en corrigeant les failles et les imperfections de notre constitution et l’adapter au temps. C’est dans l’intérêt général que nos dirigeants doivent méditer et de mieux préparer les élections à venir avec plus de transparence et de démocratie pour les biens être des Comoriens. Parmi les failles ou imperfections il y a la notion d’insularité des choix des candidats aux élections de président de l’union. Il nous faudra préciser que le tournant est au niveau des primaires au sein d’une île pour choisir trois des enfants Comoriens afin de concourir au niveau national. Chaque enfant Comorien, quel que soit le lieu de sa naissance peut prétendre être candidat .Pour éviter une mainmise dictatoriale ou monarchique du pouvoir, nous proposons aussi qu’il soit inscrit qu’une personne élu dans une île, ne peut prétendre dans une autre.

Notre constitution est plein des fonctions inutile et budgétivore par rapport à nos moyens et à la cohérence de la gestion de notre administration publique. Pour mieux diriger le pays, l’exécutif doit être assumé par une seule personne afin de faciliter la rapidité et la force de décision. Ceci nécessite la suppression des postes de trois vice-présidents dont certains veulent l’amener à quatre. A la place des vice-présidents, il y aura un premier ministre issue de la majorité parlementaire.

Notre constitution limite, le nombre de député à 33 comme un chiffre magique sans refléter la réalité démographique ou électorale de notre population. Il nous faut une assemblée nationale où chaque député aura presque le même poids électoral. Il nous faudra rendre le découpage électoral juste et équitable. On peut dans ce sens proposer qu’à chaque cinq mille électeur un député, pour les Comoriens de l’intérieur et sept mille pour la diaspora. La liste de réforme de notre constitution n’est pas exclusive et nous appelons à toutes les forces vives comoriennes de se mobiliser pour que les élections de 2016 mènent vers un vrai changement. Après 40 d’indépendance, notre pays ne peut continuer la voie que ces dirigeants d’hier et d’aujourd’hui l’ont amené. Les malheurs que notre pays vit aujourd’hui sont dus aux équipes dirigeantes d’hier et ceux d’aujourd’hui. Il ne suffira pas en 2016 de faire un tri d’hommes et des femmes mais de changer d’équipe. D’où la nécessité d’une autre alternative. Que Dieu bénisse les Comores et les comoriens

Said Ahmed Said Abdillah Président du Parti Comores Alternatives (P.C.A)
Candidat aux élections présidentielles de l’Union des Comores en 2016

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