Présidentielle aux Comores : battu, le candidat du pouvoir conteste les résultats

Mamadou

Mamadou

Le candidat du pouvoir, le vice-président Mohamed Ali Soilihi, dit Mamadou, a contesté samedi les résultats provisoires de l’élection présidentielle aux Comores publiés la veille par la commission électorale (Ceni), annonçant la victoire son adversaire Azali Assoumani.

 

« Je ne reconnais pas ces résultats, qui selon moi sont partiels, et dans ce cas de figure, la Ceni n’est pas habilitée à proclamer des résultats », a déclaré Mamadou.

« 23 bureaux de vote sur 400 à Anjouan (l’une des trois îles de l’archipel des Comores) ne se sont pas exprimés », a-t-il précisé, estimant que ces bureaux lui seraient favorables.

Selon les résultats provisoires publiés vendredi par la Ceni, le colonel Azali Assoumani, ancien putschiste au pouvoir de 1999 à 2006, a été élu nouveau président des Comores à l’issue du second tour de la présidentielle disputé le dimanche 10 avril.

Avec 40,98% des suffrages, il devance de très peu Mohamed Ali Soilihi, qui a recueilli 39,87%. Le scrutin a été émaillé d’incidents, notamment à Anjouan : urnes brisées, interruption du scrutin, bourrage d?urnes et actes de violences ont été recensés dans une quinzaine de localités de cette île.

Mamadou réclame donc de nouvelles élections partielles dans ces localités.

Interrogé par l’AFP, le ministre chargé des élections Mohamed El-Has Abbas a reconnu qu’ »il y a eu beaucoup d’incidents à Anjouan qui ont entaché le scrutin », mais il a ajouté que « c’est à la Cour Constitutionnelle de se prononcer ».

La Cour constitutionnelle est chargée d’enregistrer toutes les plaintes des candidats avant de valider ou d’infirmer les résultats proclamés par la Ceni.

Selon une lettre du ministre adressée à la Ceni la veille de la publication des résultats, et dont l’AFP a obtenu copie, les résultats « de 23 bureaux de vote représentant un total de 11 250 électeurs » sont manquants.

« La non prise en compte des résultats de ces 23 bureaux porte atteinte à la crédibilité du scrutin », écrit le ministre, qui demande à la Ceni de « surseoir à la publication des résultats provisoires » et de « procéder immédiatement » à l’organisation d’une nouvelle élection dans ces bureaux, conformément à ce que prévoit le code électoral.

Le camp du troisième candidat, Mouigni Baraka, crédité de 19,15%, a contesté lui aussi les résultats, et demandé « l’annulation pure et simple du scrutin présidentiel », « afin d’avoir un président dignement élu, de préserver l’État de droit et de sauver l’unité nationale. »

Chez les partisans du vainqueur, le colonel Assoumani, on note en revanche « le bon déroulement du second tour » de la présidentielle « malgré les quelques irrégularités constatées dans quelques bureaux (de vote) qui ne sont pas de nature à mettre en cause les résultats des élections », selon un communiqué du directeur de campagne Said Ali Chayhane.

Ancienne colonie française de tradition musulmane sunnite, les Comores ont connu une histoire tumultueuse, jalonnée de vingt coups d’État ou tentatives depuis 1975.

RFI

2 commentaires sur Présidentielle aux Comores : battu, le candidat du pouvoir conteste les résultats

  1. Mamadou , , apres 40 ans de pouvoir sans partage au Ministére de finances, tu ne finiras pas tes jours comme un SDF, si certainement tu as mis un peu de côté . Tu n’as pas tout donner au mini-jupettes Les comoriens ont choisis partout l’opposition, ils ne veulent plus de toi. Sois fair- play!
    Les comoriens t’ont bien observé qu’après 40 ans de pouvoir sans aucune réalisation , tu as prouvé que tu es incompétent. On a besoin d’un dirigeant digne de ce mot mais pas d’un Malfrat. Si tu es un bon patriote sois faire-play et n’entraîne pas les comoriens à une guerre civile .

  2. quelle gabégie!
    Mamadou s’est félicité au premier tour et a ridiculisé le mouvement « NArawaze »; aujourd’hui il crie au coup d’Etat constitutionnel parce qu’il est donné perdant.quel enfant et surtout il prouve ainsi qu’il n’est animé que de la volonté de défendre son ventre et ses bas instincts…. quelle honte pour les cadres qui le soutiennent mordicus…

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