Présidentielles 2016 : URANGO : un pacte de lutte contre la fraude électorale

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Le mouvement URANGO du candidat Assoumany Abdou soumet aux partis, aux mouvements politiques et aux organisations de la société civile, un pacte de lutte contre la fraude électorale. L’accord a été rendu public mercredi, au cours d’un point de presse tenu dans un restaurant de la capitale.

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« Le climat d’avant campagne n’inspire pas la sérénité, raison pour laquelle nous proposons un drift de pacte de lutte contre la fraude électorale, qui n’est en aucun cas une imposition », a d’emblée annoncé Djamaldine Mohamed, secrétaire général du mouvement URANGO.

Le pacte, que le secrétaire général espère voir signé « d’ici peu », sera soumis aux formations et mouvements politiques ainsi qu’aux organisations de la société civile. Djamaldine Mohamed appelle à une union sacrée contre la fraude électorale qui peut selon lui, se présenter sur plusieurs formes notamment par harcèlement ou par chantage.

Le projet, réalisé depuis le 31 décembre 2015, attire l’attention du gouvernement et de la communauté internationale, cela en raison de l’« opacité qui existe dans la préparation des élections présidentielles de 2016 ».

Le document met en garde contre « toute tentation de certains candidats de passer outre le code électoral, encouragés par une impunité de fait ou de jure ». Les signataires devront affirmer haut et fort qu’ils ne toléreront pas le « moindre passe droit, ni la moindre tentative de fraude de la part de ces candidats ».

Le pacte exige l’arrêt de l’utilisation des moyens de l’Etat pour la campagne, cela pour assurer l’égalité des chances de tous les candidats. Il appelle à ce que les comptes bancaires des candidats au pays comme à l’étranger, soit déclarés dans leur patrimoine auprès de la commission de prévention et de lutte contre la corruption et puissent être audités en début et en fin de campagne.

Pour garantir la transparence sur les cartes électorales biométriques, les signataires dudit pacte vont solliciter un audit du logiciel et du processus de confections des cartes. Le traité exige qu’il y ait des représentants des candidats pour l’acheminement des urnes et des procès verbaux.

Enfin, il est demandé qu’un plafond des frais de campagne soit fixé par les autorités compétentes en collaboration avec la communauté internationale.

Maoulida Mbaé / Hzkpresse

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