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Réconciliation entre l’armée et Sangani:  Les Sanganiens reconnaissent que leurs enfants «égarés»

Quelques jours après les échauffourées à Sangani, les notables de cette localité reconnaissent les erreurs de leurs enfants « égarés ». Et les deux parties se sont réconciliées en présence des ministres Houmed Msaidie et Ahmed Ben Said Jaffar mais aussi par la médiation de Jaffar Salim Allaoui.

Une réunion s’est tenue ce lundi 1er mars à la salle de conférence de la Mairie de Mutsamudu en présence des membres du gouvernement en vue de trouver une solution aux problèmes qui opposent l’armée et Sangani. D’emblée, un notable de Sangani pointe du doigt leurs enfants qui estiment qu’ils sont responsables de ce qui s’est passé à Sangani. « Nos enfants n’ont pas du tout réfléchi. C’est immature ce qu’ils viennent de faire », lance-il. Du côté du gouvernement, le fait de démolir un mur de la FCD et jeter des pierres est vraiment flagrant. « Les jeunes qui ont osé attaquer le camp ont commis une erreur grave, une erreur qui aurait tourné au fiasco », indique Ahmed Ben Saïd Jaffar avant de donner un conseil particulier aux jeunes de cette localité. « Faisons en sorte que de tels agissements ne se répètent plus jamais. Le camp de la FCD à Sangani n’est là que pour protéger la localité », avance-t-il, avant d’ajouter que « l’Etat, c’est nous tous. Un jeune Sanganien peut être haut responsable de ce pays demain ».

Quant au procureur général près la cour d’appel de Mutsamudu, il a insisté sur la véracité des faits et demande un fair-play tout en montrant que la valeur de cette réunion n’est rien d’autre que la réconciliation. Appuyé par le premier adjoint de la Mairie de Mutsamudu, Ahmed Salim qui envoie un message de paix. « Celui qui a commis une faute doit le reconnaître et demander pardon. Acceptons que l’armée a eu pitié, sinon on allait écrire une autre histoire à l’heure où nous y sommes », dit-il.

Un Hatub et notable de Sangani, connu sous le nom de Ba Binti reconnait l’erreur de leurs enfants. « Nos enfants boivent et fument. Nous n’avons pas raison, et même si on l’avait raison, on l’a piétiné par nos propres réactions, souligne-t-il. Avant de venir ici, on savait qu’on avait commis une faute grave. Depuis samedi on n’a pas dormi, en réfléchissant comment on rétablira la paix à Sangani. Nous vous demandons monsieur le procureur de libérer les innocents qui sont entre vos mains ».

Pour l’armée, le commandant Fazul montre que « ça fait 5 ans depuis que je suis à Sangani. Je suis Sanganien et la constitution valide mes propos. Nous sommes toujours en bonne entente avec les Sanganiens ». Et d’ajouter que « j’accepte que mes hommes sont parfois agités sur le terrain. Si ce sont mes hommes qui sont fautifs qu’ils soient pardonnés. Il faut noter que Jaffar Salim Allaoui est le vilebrequin de cette réconciliation.

Nabil Jaffar / LGDC

La Rédaction

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