Recul de l’indice de pauvreté aux Comores

​La pauvreté a reculé d’un cran de 2004 à nos jours malgré une forte disparité de ce phénomène entre les îles ou d’une région à une autre. C’est ce qu’il ressort de l’atelier de validation du rapport pauvreté avec la dimension genre aux Comores de l’institut INSEED.

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La pauvreté a reculé dans son ensemble selon des études de l’institut national de la statistique et des études économiques et démocratiques (INSEED) en collaboration avec la Banque africaine de développement. Des études qui ont été validées au cours d’un atelier tenu samedi dernier. Il a été constaté qu’en 2014 l’incidence de la pauvreté au niveau général a baissé à 44,1% par rapport à 2004 où elle avait enregistré un niveau de 46,5%. Même progrès enregistré dans le cadre des inégalités au niveau de la société. En 2004 l’incidence était de 0,598% tandis qu’elle serait à nos jours à 0,396% bien que le niveau serait toujours resté élevé.

Le rapport constate par contre une forte disparité entre les îles. L’extrême pauvreté gagne du terrain d’une région à une autre. Que l’on soit dans le milieu urbain ou dans le milieu rural surtout au niveau de l’île de Ngazidja. L’île d’Anjouan serait la plus touchée par le phénomène de l’extrême pauvreté suivie par ordre de croissance de Mwali et de Ngazidja.

Ahmed Djoumoi, directeur  général de l’INSEED explique le phénomène de ces inégalités par l’organisation sociale. D’après-lui ces disparités « se voient au niveau des conditions de vie dans les îles ». A l’en croire l’organisation sociale du pays fait qu’à Ngazidja il y a une sorte de culture de solidarité au niveau de développement par rapport aux autres îles.

D’après-lui la politique nationale en matière de développement devait être orientée « vers la réduction des inégalités des ménages et aussi voir l’aspect genre, car selon lui, les femmes sont les plus touchées par l’aspect de la pauvreté ». M. Djoumoi qui suggère de mettre le paquet dans l’île d’Anjouan en espérant réduire les inégalités dans le domaine de la lutte contre la pauvreté.

ModifierSi sur le front de la pauvreté dans sa généralité des progrès se font sentir d’après les études de l’INSEED, des gros efforts devront être concentrés sur la lutte contre la famine. Il a été constaté qu’un part non négligeable des comoriens consomment moins de 2160 calories par jour.
Maoulida Mbaé/LGDC

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