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Relance du dialogue public-privé

Jugé primordial pour harmoniser les relations entre les autorités et les hommes d’affaires, le dialogue public-privé a débuté hier après-midi à la présidence. En présence du ministre de l’économie et des investissements, Houmed Msaidié, le ministre de l’intérieur, le directeur de cabinet chargé de la défense, le secrétaire général du gouvernement, le conseiller spécial du président et le conseiller du ministre des Finances, les différentes organisations patronales et syndicales à commencer par le Modec, l’Opaco, les pharmaciens et le Synaco ont exposé sur leurs différentes revendications. Les échanges ont porté sur les droits et taxes douanières, les transitaires, le commerce intérieur et extérieur, la commande publique entre autres. Au cours des discussions, différentes commissions ont été mises en place pour suivre l’évolution de chaque revendication en fonction du secteur d’activités. À cette occasion, le ministère des Finances a réaffirmé les différentes décisions prises au niveau de la douane pour pacifier le climat et en finir avec la grève qui fut organisée par les acteurs économiques récemment. C’est ainsi qu’une autre commission comprenant des représentants des différentes organisations et syndicats du secteur privé et le ministère des Finances a été créée pour suivre et constater l’application ou non des mesures prises par le ministère des Finances notamment au niveau de la douane.

Il faut dire que le secteur privé se dit satisfait de ces mesures mais estime que dans la pratique, les choses se sont empirées plus particulièrement à la douane. Pour le syndicat des commerçants, la douane cristallise toutes les attentions et raison pour laquelle, il demande tout simplement l’application et le respect du code douanier non sans omettre de souligner la pertinence de mettre en place un dialogue permanent. Si le directeur de cabinet a souligné la volonté gouvernementale de dialoguer avec les opérateurs, il insistera tout de même sur la création des groupes sectoriels devant discuter continuellement avec les différents ministres avant de souligner l’importance de disposer d’un scanner à la douane pour des raisons de transparence et la nécessité de communiquer les déclarations des marchandises en amont pour faciliter le dédouanement et diminuer sensiblement le temps que le processus peut prendre. D’autres sujets comme la révision des textes pour encadrer les activités des commerçants de nationalité étrangère, la situation des transitaires, les taxes…ont été abordés. Pour le ministre de l’économie, relancer le dialogue public-privé reste le seul moyen efficace pour trouver des solutions viables aux différents problèmes soulevés par les opérateurs économiques.

Ministère de l’économie

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