Sambi a sa part de responsabilité dans l’apparition des inscriptions criminelles de ces croix rouges

sambi-comoresQuelque chose s’est passé dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 février 2015. Quelque chose qui a surgi des recoins les plus sombres de notre histoire. Une secousse tellurique. Une véritable lame froide, tranchante, perçante a traversé de part en part nos âmes, nos cœurs et nos chairs. On a vu sur les murs de certaines maisons et habitations, des croix rouges marquées pour signaler et identifier une catégorie précise de citoyens qui ont en commun d’être originaires d’une île spécifique. Nous ne forçons pas le mot, il s’agit ni plus ni moins d’une stigmatisation.

Par cet acte, c’est la République qui est souillée au cœur de ses principes ; c’est la nation qui est frappée dans ce qu’elle a de fondamental ; c’est notre peuple qui est touché dans ce qui forge son unité. Quoique l’acte soit grave, il faut néanmoins éviter de verser dans la démesure des parallèles trop hâtifs avec l’histoire d’autres pays. Car on risquerait alors de fausser les analyses et de dérailler dans la recherche des solutions. Notre expérience historique elle-même offre les références appropriées pour flétrir ces actes contraires à l’esprit et à la dignité de la République tels que nous les ont légués les générations passées. En fait ce qui est venu immédiatement à l’esprit ce sont les 27 et 28 avril 1999, lorsque, révoltés par l’échec de la conférence d’Antananarivo, des groupes de gens se lancent, l’injure à la bouche, la haine dans les cœurs, à la poursuite de ceux qui ne savent pas dire «ndimou», mais qui disent «ndrimou» pour en découdre avec eux et les embarquer manu militari vers Anjouan. La bataille contre l’hydre du séparatisme est encore loin d’être gagnée.
 A dire vrai, M. Ahmed Abdallah Sambi a sa part de responsabilité dans l’apparition des inscriptions criminelles de ces croix rouges. L’ancien chef de l’Etat et son parti, Juwa, ont, en effet, conduit dans certains quartiers de Moroni, une campagne ciblée en direction des Anjouanais. Ils ont en fait «anjouanisé», communautarisé la campagne électorale à Moroni. Cette stratégie que les responsables politiques de tous les horizons n’ont pas dénoncée en son temps, est, et on le voit aujourd’- hui, grosse de division et de haine. Ceux qui ont conduit une telle campagne et les auteurs de ces croix rouges, ce sont deux faces jumelles du séparatisme, et il faut les dénoncer avec une égale fermeté.
Ces deux comportements sont inacceptables, inadmissibles et intolérables. Notre pays est un, notre nation est une, notre peuple est indivisible.
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Mohamed Abdou Soimadou / Alwatwan

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