Sambi maintient le cap malgré les zones de turbulence

Excellentes nouvelles, le président Sambi est actuellement en Tanzanie et pourrait regagner Moroni où il est attendu demain dans la matinée. Avec qui sera-t-il accompagné ? Nos regards seront surtout croisés sur ses valises car les comoriens sont impatient d’apprendre qu’ils recevront comme cadeau un gage de changement politique et non seulement un appel à un renversement du régime. Ce choix est stratégique pour Sambi si on tient en compte les vives tensions qui ont pris le devant de la scène politique pour réclamer un état de droit : donc une véritable refondation de la république.

A une Journée de son arrivée, un vent de violence continue de secouer la capitale et les intimidations font légions. Tous les proches de Sambi sont étroitement surveillés : 2 barrons de son parti djuwa sont interpellés à l’aéroport avec l’argent destinés à préparer son accueil. Leurs tracts ayant été confisqués, cette démonstration de force est à l’image du regain de tensions qui va régner dans cet aéroport demain matin. Apres tout on se demande, avec une météo qui annonce une pluie d’arrestation qui risque de s’abattre à l’Aube sur ses bras droit, Sambi fera-t-il demi-tours ?
La question est d’autant plus pertinente car même le procureur Youssouf Ali Djaaé vient de mettre en vigueur sa code de martyrisation : BAYICHE SAMBI NGARIDJO MFUNGA (même Sambi on le jettera en prison) aurait il avertit. Une menace qui nous plonge dans la tourmente des scenarios et des questionnements.

Le schéma le plus plausible c’est que le pouvoir qui a trop peur de Sambi ne va pas lui laisser entrer : la stratégie de kiki c’est d’attendre jusqu’à demain matin pour voir l’intensité de la mobilisation avant de déployer ses zombis pour empêcher les gens daller a l’aéroport sous prétexte qu’il sécurise l’arrivée du président Azali qui est à Anjouan . Bien sûr, la surprise viendra de Chabhane qui prendra le relaie lorsque la force de répression va prendre la poudre d’escampette, dépassée par une foule qui s’en prendront violement à eux. Le ministre de transport a certainement déjà rédigé la note qui va obliger air Tanzanie de refuser d’embarquer Sambi a bord de son appareil pour Moroni.

Stupéfiant, les choses se compliquent pour Sambi. Que fait Azali dans son fief juste je jours de son retour au pays. Si Sambi a prévu un plan B qui consiste à descendre secrètement à Anjouan à bord d’un hélicoptère, ses manœuvres sont réduites par la présence d’Azali à Anjouan. Bien que Sambi n’est pas maître de son calendrier, son sort qui dépendra de la venue massif de ses fans pour former un cordon humain jusqu’à Moroni lui réserve des mauvaises surprises.

Azali qui est à bout de souffle doit s’attendre que Sambi ne vienne pas pour lui apporter une bouffée d’oxygène dans l’émergence de son autoritarisme. D’autant plus que Sambi est conscient que le président attend la première occasion pour lui jeter impitoyablement dans le cachot. Arrêter Sambi avant que la population forme un bouclier humain autour de lui s’avère indispensable pour le pouvoiriste Azali et il n’est pas impossible que kiki étudie tous les options y compris de lui soustraire à l’aéroport par voie maritime ou aérienne vers un endroit tenu secret. Outre chacun est convaincu que la meilleure défense approprier c’est d’attaquer en premier. Ainsi, Azali ne laissera pas Sambi rejoindre la foule qui ne manquera pas lui aussi de charger cette émeute pour prendre d’assaut son pouvoir. La guerre est donc déclarée et devinons nous ce que cela veut dire. Il est probable que Sambi ne sera pas autorisé à rentrer dans son pays demain matin.

Devrions-nous s’attendre que Sambi revienne pour la lutte du pouvoir ou pour être le père spirituel d’un printemps comorien. Une voie s’ouvre donc pour Sambi de se racheter une nouvelle image, d’autant qu’il ne devrait pas se laisser berner par ses conseillers opportunistes comme ce fut le cas à la place badjani. Tout laisse à croire que les comoriens veulent se débarrasser du dictateur et en même temps aussi couper le circuit qui génère la dictature.

Par Cap Patrie

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