Sept voyageurs comoriens arrêtés à l’aéroport de la Réunion

Lundi, le tribunal administratif de Saint-Denis a rejeté le recours en référé déposé par les avocats des six ressortissants comoriens interceptés avec de faux papiers par la police aux frontières, le 16 septembre dernier, à leur arrivée à l’aéroport de Gillot. Les voyageurs contestaient le refus des autorités françaises de les laisser entrer sur le territoire français. La semaine dernière, la juge des libertés et de la détention avait décidé de les maintenir en zone d’attente à Gillot le temps que les intéressés fassent valoir leurs droits, notamment leur demande d’asile auprès de l’Ofpra, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Ils expliquaient être en danger aux Comores en raison de leur engagement dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes. Mais l’Ofpra a rejeté leur demande. Le premier président de la cour d’appel a, lui, rejeté le recours fait contre la décision de la juge des libertés et de la détention. Les six voyageurs ont donc fait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière.

La police aux frontières n’a pas eu le temps de se reposer. Sept autres ressortissants comoriens sont arrivés dimanche à Gillot sur un vol, cette fois encore, d’Air Austral. Ils sont actuellement en zone d’attente et devraient eux aussi user des différents recours possibles pour fouler officiellement le sol réunionnais.

Un nouveau réseau est-il en train de s’organiser entre La Réunion et les Comores ? D’où proviennent les papiers présentés par ces voyageurs qui arrivent en groupe à Gillot ? Comment expliquer que ces derniers puissent atteindre l’île avec ces documents ? Voilà la nouvelle problématique à laquelle sont confrontées les autorités locales

H.A.

Source : Journal de la Réunion

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