Société : Les Comores se dotent d’images aériennes de haute définition

Avec l’appui de l’Union Européenne, les Comores se dotent d’images aériennes de haute définition. Elles vont permettre de réaliser une cartographie précise de l’habitat et des infrastructures stratégiques.

Depuis le début du mois de septembre, une campagne d’acquisition de photographies aériennes numériques de haute définition a débuté dans les trois îles. Cette mission de prise de vue aérienne va alimenter le Système d’Information Géographique (SIG) et permettre notamment la réalisation d’une cartographie précise de l’habitat et des infrastructures stratégiques telles que les routes, ports, aéroports, école, hôpitaux, adduction d’eau et production d’énergie.

Elles vont permettre aussi d’identifier et géolocaliser les zones à risque d’inondation, d’érosion côtière, d’éboulement et de submersion marine. « Ces images vont permettre de faire un état des lieux et de qualifier et quantifier les évolutions futurs de l’environnement et de la couverture végétale par rapport au changement climatique comme par rapport aux activités humaines. C’est extrêmement important d’avoir ces images HD », explique Jerôme Courboules, Assistant technique pour l’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique (AMCC).

 Les données collectées serviront ainsi à la direction de la sécurité civile, la direction de l’environnement, la direction de l’urbanisme, les communes et les investisseurs privés de mieux planifier leur investissement en tenant compte des facteurs de risques naturels et climatiques.

« Les projets d’aide au développement présents aux Comores peuvent planifier leurs actions et savoir où sont les populations les plus concernées par ces actions de développement, de développer des plans d’urbanisme qui sont en dehors des zones à risque au changement climatique », poursuit-il.

La cartographie ainsi élaborée constituera un outil clé de prise de décision pour l’aménagement du territoire national et éviter ainsi l’installation des habitations, d’infrastructures socio- économiques sensibles ou plantations agricoles dans des zones à risques. « Ce qu’on fait là aujourd’hui est donc une étape essentielle à la cartographie des Comores et qui sera utile à un nombre incalculable d’agences et d’administrations aux Comores », avance-t-il, avant d’ajouter que « l’exploitation de ces images aériennes numériques permettra de mette en place une stratégie nationale de développement durable avec des infrastructures plus résistantes, la construction d’habitations selon des normes renforcées ainsi que l’adoption de pratiques durables dans la gestion des ressources naturelles et de reconstitution du milieu naturel dégradé ».
Les premières images sont attendues au mois de décembre prochain. A l’heure actuelle, la société IMAO chargée de cette mission a déjà fait le travail dans les deux îles à savoir Ngazidja et Mwali.
A Anjouan, ils rencontrent des problèmes de météo et vont revenir pour finir le travail. Pour rappel, le projet a une durée de 4 ans et demi et a été financé par l’Union Européenne à hauteur de 107 millions de francs comoriens.

Mohamed Youssouf/LGDC 

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