Syrie : 15 morts dont 5 enfants dans un raid aérien à Alep

Humans Right Watch a accusé les rebelles syriens d'envoyer des adolescents au feu dans leur lutte armée pour renverser le président Bachar Al-Assad.

Au moins quinze civils, dont cinq enfants et deux femmes, ont péri jeudi 29 novembre dans le raid d’un chasseur bombardier de l’armée syrienne sur un quartier de l’ouest d’Alep, la grande métropole du nord, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). L’appareil a largué deux bombes sur le quartier Al-Ansari faisant également plus de 20 blessés parmi les civils dont certains grièvement, a ajouté l’OSDH. Une vidéo a montré de très importants dégâts.

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Sur ces images mises en ligne par des militants, des habitants, qui tentent de secourir un enfant agonisant, affirment qu’il s’agit de barils remplis d’explosifs. Aux abords du cratère causé par l’explosion, on voit des cadavres, dont celui d’un enfant, le corps ensanglanté et recouvert de poussière, au pied de voitures soufflées par l’explosion et de plusieurs immeubles dont les façades ont été entièrement détruites. Des dizaines de civils tentent de déblayer les gravats au milieu desquels gisent des effets personnels et des jouets d’enfants et dégagent les corps de plusieurs civils.

LES REBELLES ENRÔLENT DES ADOLESCENTS

Les insurgés syriens enrôlent des adolescents dont certains sont envoyés au feu dans leur lutte armée pour renverser le président Bachar Al-Assad, accuse Human Rights Watch jeudi. L’organisation humanitaire a recueilli les témoignages de cinq jeunes garçons âgés de 14 à 16 ans qui ont collaboré avec les rebelles dans la province méridionale de Dera, la région de Homs, dans le centre, et celle frontalière de la Turquie dans le nord.

Trois d’entre eux, âgés de 16 ans, ont admis avoir porté des armes et l’un, muni d’une kalachnikov, a reconnu avoir participé à une attaque contre des points de contrôle de l’armée syrienne dans le but de saisir des armes. Les deux autres, 14 et 15 ans, ont mené des missions de reconnaissance et transporté des armes, de la nourriture et du matériel pour des combattants opérant près de la frontière turque. La Cour pénale internationale (CPI) considère que l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans et leur engagement dans des combats constituent des crimes de guerre.

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