TDB Bank, la banque qui va accompagner les Comores dans l’émergence

Une banque pour accompagner l’émergence.
Et si c’est une banque que l’État comorien est actionnaire qui viendra porter secours à l’émergence ? L’hypothèse est plausible au vu de la rapidité dans laquelle le gouvernement à acter son réintégration au sein de cette banque en plein boom économique et qui serait, ironie de sorte, ignorée depuis lustre par l’État comorien pourtant actionnaire et parmi les membres fondateur depuis ses premiers pas en 1981. 

Il s’agit de TDB Groupe (Trade and Development Bank) ou la banque de commerce et de développement de l’Afrique orientale et australe laquelle ses relations avec l’État comorien seront marquées  par des rendez-vous ratés. 

Nous sommes en 1981 où une poignée des pays africains, parmi eux les Comores, vont se retrouver et vont lancer l’idée de la création d’une banque régionale. Souscrivant à 54 actions, soit 1.224018 dollars, les Comores rateront le premier rendez-vous en 1995 où la banque va lancer ses activités. Il a fallut attendre en 2000 pour que les autorités comoriennes finissent par reprendre langue avec l’institution en honorant sa part d’action, mais depuis silence radio à Moroni. 

« Pendant 14 ans on ne savait pas notre situation au sein de la banque. En 2014 nous avons tenter de relancer les négociations. Nous avons même présenter deux notes au conseil des ministres. Le gouvernement d’alors prendra des engagements qu’il ne les tiendra jamais », avance Said Mhamadi administrateur pays de cette banque. 

Et de continuer : « ce n’est qu’en juin 2016 que l’actuel ministre des finances Said Ali Said Chayhane se saisit du dossier après avoir pris connaissance. Et multipliera les contactes pour parvenir à recouvrir notre statut d’actionnaire  par la résolution BG 32-05 ». 

Pour en arriver là, il fallait un véritable parcours de combattant, car il a fallut des négociations marathons pour surseoir le procédure de suspension et gèle des avoirs. Des mesures correctives pour les Comores étant un mauvais élève. Les tractations menées vont aboutir d’après M. Ali Said à une assouplissement des mesures. Ainsi après l’application de la règle « In Duplum », la banque réclamera la somme exigible de  1.134.830 millions de dollars y compris les arriérés, pour lui permettre de recouvrer son statut d’actionnaire de la banque en question. Une somme qui devait être payée en six échéances.   

Mais coup de maître le ministère des finances réglera l’ardoise en seulement deux échéances. Ce qui va accélérer les choses, le pays retrouvera le 17 août dernier son siège au sein du conseil des gouverneurs 14 ans après. 

« Aujourd’hui la situation est stabilisée. On a retrouvé notre statut à part entier de la banque parce que le pays a épuré la totalité de ses arriérés en capital comme en pénalité depuis le 24 août 2017. Ce qui a permis par conséquent à notre ministre des finances comme étant gouverneur, de prendre part au conseil annuel mais aussi d’obtenir le fauteuil d’administrateur pays pour la 4ème circonscription », se réjouit cet ancien directeur de budget du régime Ikililou.      

Et comme le bonheur ne vient jamais seul les Comores passent d’un total de 81 à 162 parts d’action aujourd’hui. 

Ainsi les portes d’une ligne de crédit globale sont rouvertes pour l’émergence en 2030. 

Rouverte oui, parce qu’en 2014 le pays était proche d’obtenir une ligne de crédit de 90 millions de dollars soit 32 milliards fc pour financer, la Ma-Mwe, la Sch et la Snpsf mais le gouvernement n’a pas de l’autre coté honoré ces arriérés et le dossier serait tombé à l’eau. 

D’après notre interlocuteur, le ministère des finances a réengagé des négociations de founding request  pour des financements des projets de développement et d’infrastructure économique. « Le montage financier est bien avancé et nous croyons pouvoir obtenir une ligne de crédit conséquent d’ici la fin de l’année », a-t-il rassuré évitant de donner des chiffres précis.       

Il faut préciser que l’épurement de la totalité des arriérés permet aux Comores de placer ses espoirs dans cette banque qui affiche selon les donnés disponibles des excédents depuis 2014, sous le parapluie de la banque populaire de Chine, actionnaire majoritaire à 8,60% loin devant l’Égypte ou le Zimbabwe avec 7,15% et 7,42% ou les Comores avec 0,15%.

A noter que jusqu’à ce stade, en dehors d’un cercle restreint de son équipe, le président cultivait la confidentialité sur ce dossier.

Maoulida Mbaé 

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