Transports aériens : Aéro-consulting, « une nécessité pour le pays »

Moroni,  L’inauguration de cette agence de consultation en transport aérien est sortie de l’ordinaire. Son initiateur Saïd Ibrahim Abdou Dahalane est passé par une conférence de presse mardi après-midi à Moroni pour étaler au grand jour les objectifs de son agence dans un premier temps. Et pour ensuite annoncer son lancement officiel. Une rencontre marquée par la présence de hauts responsables du secteur, mais également d’hommes politiques.

Au cours de cette conférence de presse inaugurale, Saïd Ibrahim Abdou Dahalane, ingénieur principal d’étude et d’expertise en aviation civile est revenu dans un premier temps sur sa carrière en France. La cinquantaine, jeune retraité, ce comorien était à la tête de plusieurs services dans différents aéroports de France avant de décider de rentrer au pays il y a peu.« Ouvrir cette agence à Moroni va me permettre d’apporter mes connaissances et mon savoir-faire acquis des années durant pour mon pays ». Une de ses motivations a-t-il souligné. Mais également et surtout poussé par « le désordre que j’ai constaté dans le domaine des transports aériens de notre pays ». L’idée germait en lui depuis fort longtemps, mais après le crash de l’A310 de Yemenia Airways en 2009, Saïd Ibrahim a décidé de rentrer au bercail pour apporter sa pierre à l’édifice du développement des Comores.

L’objectif de cette agence selon lui est d’aider le pays à améliorer le secteur de l’aviation civile. Le technicien entend travailler avec d’autres du pays, « d’ailleurs, il est pour la mise en valeur des compétences nationaux, car selon lui le développement des Comores passera par-là ». Ses services concernent toute la chaine liée à aviation civile de l’agence jusqu’au vol en passant par les institutions concernées. « Considérez cette agence comme une porte vers l’extérieur ». Parmi les tâches qui incombent à une telle agence c’est de conseiller les acteurs directs du secteur pour que leurs projets aboutissent.

Le conférencier a poursuivi par la suite en expliquant ses services par rapport à son constat. Tout en reconnaissant les efforts déployés jusqu’aujourd’hui. Cet ingénieur estime que le pays a plus que jamais besoin de ses services. Car tous les domaines sont vulnérables. Le pays est loin du certificat de l’OACI. La sécurité des appareils et des passagers sont à revoir.

D’ailleurs il demande à ce qu’un collectif de passagers comoriens soit mis en place car l’agence pourrait intervenir pour leur respect et les former à respecter le comportement approprié. « Il faut dans l’urgence que notre pays emprunte le chemin vers le respect de la convention de Chicago. » a-t-il rappelé. Pour Saïd Ibrahim, il faudrait un désenclavement de ce secteur, étudier les compagnies de fond en comble avant de les autoriser à opérer dans notre pays.

Devant plusieurs responsables nationaux parmi lesquels, le secrétaire général du ministère des transports, le directeur général de l’ANACM et celui de l’AIMPSI et opérateurs économiques, cette inauguration a été également marquée par la présence d’hommes politiques tels l’ancien président Azali Assoumani et le président de l’assemblée nationale Bourhane Hamidou. Ce qui signifie l’intérêt que revêt le secteur dans notre pays. C’est un homme d’expérience, responsable du service information aéronautique pendant dix ans, responsable de la division technique régionale, responsable du service de contrôle et premier responsable de la mise en place à l’aéroport de Merlin ville roche (Paris) pendant dix années.

L Iliasse (HZK-Presse)

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