Un Don de 50 millions détourné : le présidentde l’Université placé sous contrôle judiciaire

Le président de l’Université des Comores Dr Bourhane Said Abdallah est depuis jeudi placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction. Il est poursuivi pour abus de confiance dans une affaire d’un détournement présumé d’une cinquantaine de millions de nos francs, selon le procureur général.

Le président de l’Université des Comores (Udc) est depuis jeudi dernier mis en examen dans une affaire de détournement présumé d’un don de 50 millions fc destiné à la faculté Imam Chafiou dont il était à l’époque le doyen. Dr Bourhane Said Abdallah est poursuivi pour abus de confiance d’après Youssouf Ali Djaé, procureur général dans un entretien qu’il a accordé à des médias.  

« On a reçu effectivement le dossier de l’Udc. Ce dernier est transmis au parquet une information est ouverte à ce sujet. En ce moment un juge d’instruction a été saisi pour mieux déceler la vérité concernant la somme de 50 millions fc supposés détournée. Et s’il y a eu abus de confiance ou pas », a-t-il confié.

Et d’ajouter : « jusqu’à présent le président a été placé sous contrôle judiciaire, des obligations lui ont été signifiées par le juge d’instruction parmi lesquelles, se présenter au cabinet du juge chaque vendredi, ne pas quitter le territoire national sans l’autorisation du juge d’instruction. Il lui est aussi interdit de se rendre sur son lieu de travail ».

Le procureur général a voulu être prudent, avançant que l’information est en cours et que pour le moment, le parquet ne peut pas se prononcer sur le fonds du dossier. « Jusqu’à présent il est présumé innocent. Certes il est inculpé mais rien ne prouve encore que l’infraction est constituée.

Maintenant l’instruction suit son cours et c’est à l’issue de cette procédure que l’on saura si le président est effectivement coupable d’abus de confiance ou pas », a-t-il fait savoir.

Dr Nassurdine Ali Mmadi secrétaire général de l’Udc confirme la mise en examen du président de l’université qui est d’après-lui aussi en rapport avec le don destiné à la faculté Imam Chafiou et à l’établissement scolaire, Madrsat El Iman. 

« Qu’est ce qui s’est passé. Il y a eu d’abord une plainte déposée par le député Ali Mhadji et la plainte a suivi son cours. Et il y a eu des enquêtes préliminaires visiblement faites par la gendarmerie. Un juge d’instruction a été désigné qui l’a finalement mis en examen et l’a suspendu des fonctions de président en attendant l’issue de l’enquête », a-t-il expliqué.

Pour rappel, il y a quelques mois, Dr Bourhane a été à plusieurs reprises auditionné par la commission des affaires étrangères du parlement pour la même affaire. Le député Ali Mhadji président de cette commission le soupçonne déjà de double langage. « Ce qui me choque, c’est qu’à chaque audience la somme s’effrite. Aujourd’hui encore le chiffre diffère de celui qu’il avait assuré aux précédentes audiences (…) autre fois, il avait assuré avoir confié la gestion de ce fonds à quelqu’un. Il dit avoir d’ailleurs refusé de le prêter à une personne qui était dans le besoin. Aujourd’hui, il tient un autre discours, selon lequel c’est un Waqf (bien religieux) destiné à générer des activités pour la faculté et comme les activités n’ont pas été créés, le fonds a été reversé aux donateurs », avait-il assuré ce jour là, ajoutant qu’il se constituera partie civile dans cette affaire.

« Il n’est pas acceptable qu’au moment où l’Udc est confrontée à un manque de salles et des moyens de transport pour les étudiants, l’on se permette de faire ce que l’on veut. C’est une faute grave de laisser filer une telle affaire. L’on ne nous pardonnera pas étant un député qui se respecte », avait-il soutenu. Quelques jours après ces propos, des oulémas de la place ont organisé une conférence de presse et volent au secours du premier président arabophone de l’Udc, contredisant les propos du député de Hambou.

Maoulida Mbaé / LGDC 

Titre modifié 

3 commentaires sur Un Don de 50 millions détourné : le présidentde l’Université placé sous contrôle judiciaire

  1. Cette affaire qui probablement vraie va certainement finir aux délibérément aux oubliettes comme tant d’autres de ce genre.

    En effet, des affaires de la sorte,sont monnaies courantes.
    Et les sois-disant juges,aux Comores,surtout dégentés par les  »bahachiches »,finis par accepter ce jus,sans oublier les interventions des hauts placés, amis du mis-en-cause.

    Sûre cet là n’échappera à la pratique.

  2. Cher deputé, nous sommes derrière toi. Agis au nom de ces jeunes universitaires, de nos enfants. Certains de ces barbus sont des voyous. Ils volent, violent, pillent, detournent et sont mèmes des pédés. Les barbus qui apportent leur soutient à cet accusé, se sont sûrement partagés les millions. Avant de lire cet article, j’ai lu un autre portant sur l’apport des Oulemas aux assises.Mais ces oulemas étaient les porte – paroles du candidat Mamadou aux présidentielles. Chers Barbus, cessez les manipulations. Craignez la furie de Allah le tout puissant!

  3. Le fond a été reversé aux donateurs, tu parle…
    Ah! les arabophone ne sont pas mieux que les autres.
    Avec leurs longues barbes et leurs verbes, ils nous soûlent matin et soir avec leurs « ayas ».
    Pour certain, des « prophetes » dans les mosquées et des grands coureurs de jupons une fois quitté les mosquées. Des vrais tartuffes à la Molière.
    Mais aujourd’hui on les tiens.
    « Gawa harambwa mbodzi »
    Hobééééééééééééééééééé!!!!
    C’est bon monsieur le député!

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