UN GÉNÉRAL MILITAIRE INOFFENSIF MAIS QUI FAIT GRAND PEUR ET POURQUOI?

QUI A RÉELLEMENT PRIVE LE GÉNÉRAL SALIMOU AMIR DE SA PROPRE LIBERTÉ?

Bonne question restée sans réponse .L’attitude de certains juges comoriens chargés de statuer sur le dossier du général Salimou AMIR,nous pousse à des multiples interrogations, du moment,que le dossier de l’assassinat du lieutenant-colonel Combo AYOUBA n’avait pas abouti à un résultat clair et fondé, donc il est très difficile, pour les autorités comoriennes,issues de la mouvance présidentielle, celles de la continuité,de lui accorder, ne serait-ce qu’une liberté provisoire.  Il est clair et sans le moindre doute,que le Général inoffensif, mais, qui fait grand peur,a été incarcéré pour des raisons politiques.  Comme,tout le monde le sait et le reconnait,que le Général Salimou Amir avait refusé d’ouvrir les camps et les casernes aux différents mercenaires libyens et iraniens, la seule solution plausible, qui s’est imposée, était ce scénario catastrophique.

Donc,il a fallu trouver le bon prétexte,pour abattre un homme,pour mieux se débarrasser du plus grand officier de l’Armée nationale de développement,en la personne du Général Salimou Mohamed AMIR.Comme,tout régime,superstitieux, il a fallu engager des sacrifices allant, jusqu’au sang humain, au lieu de sacrifier une pauvre bête,comme, d’habitude aux Comores.Le lieutenant-colonel Combo AYOUBA,un homme simple, était malheureusement, passé par là, au crible des balles mortelles,en vue de créer des troubles et des conflits,pouvant,même,mettre en cause,le processus de la fameuse tournante tourmentée. Mais, comme je l’ai bien dit, maintes fois, la guerre en Libye a été bénéfique pour les comoriens,pour pouvoir se débarrasser de ces mercenaires, appelés aux fronts dans leurs propres pays.

Maintenant,cette affaire très délicate,qui est entre les mains de la justice,le silence est devenu le meilleur,des choix,qui n’est pas justifié,mais,nous ramène à des grandes interrogations,à la fois humaines et politiques.Bien que certaines rumeurs font état de reprise du dossier,mais,nous ne comprenions pas où se trouvent les blocages,alors,que les avocats de deux parties nous font comprendre que tout est prêt,pour y arriver à un jugement définitif ou de reprendre les enquêtes,autrement.Mais,comme,tout régime,issu de la corruption et de l’achat de conscience,la peur au ventre et les doutes deviennent la preuve logique,pour ignorer le droit et la loi fondamentale.Nous le savions tous,que le Général Salimou AMIR est victime,mais,aussi,inoffensif,désarmé et dépourvu de toute action militaire.Quand il avait les armes et était le chef de l’Etat-Major des forces armées comoriennes,ce Général avait refusé de s’interposer pour gérer à bien la transition,mise à mal par l’ancien régime chiite.Il est très difficile et très douteux,aujourd’hui,de voir un homme de cette importance,passé aux oubliettes,alors,qu’il y ait une vraie justice,reconnue par le nouveau régime,comme,préalable aux droits des tous les citoyens comoriens,devant la justice.Comme,il est tabou et interdit de parler de ce dossier,très épineux,sur l’assassinat du lieutenant-colonel Combo AYOUBA et de l’emprisonnement illégal du général Salimou AMIR;il fallait adopter un ton modéré.
Donc, les sentiers battus battent leur record d’injustice et voilà des victimes, qui tombent tous les jours.Il n’y a pas de justification légale de priver un homme de sa liberté de mouvements,alors,que tout le monde le sait et le reconnait,même,la justice,que le Général Salimou AMIR est victime d’un complot,qui s’est justifié dans sa lettre adressée à l’ancien président chiite et de son conseil militaire,détaché à la présidence de la République,Beit-salam.

Aujourd’hui, chacun voulait exploiter à sa façon et à sa manière,cette sale histoire, cruelle, banale tragique,qui avait mis et sali notre pays et qui l’attribue à un lieu de non droit et de non justice.Ce n’est pas pour la première fois,que des hommes politiques, dans notre pays,soient victimes de chantage et de montage de crimes?Mais,celui-ci avait dépassé les limites de notre imagination et nous plonge,encore,dans le doute,dans l’incertitude,d’un régime fondé sur la base de la continuité et sur la même mouvance chiite.Il n’est pas trop tard pour engager le pays dans la bonne voie de la justice et croyez-moi,qu’elle nous reste la seule possibilité à pouvoir nous réorganiser,autrement.Le progrès et le développement d’un pays,passent,d’abord,par la voie d’une vraie justice pour tous,d’une réelle justice pour tous les enfants de ce pays.Une justice qui protège et qui punit,quand il y a un manquement et sans distinction de classes ou d’individus.Nous sommes tous des comoriens et nous estimions avoir nos droits.Je dirai que seule la révolution nationale et radicale peut nous aider à remettre le pays sur les rails du développement.Il nous faut,surtout,du courage et de la volonté,à aborder notre avenir avec lucidité,un avenir menacé par le manque de patriotisme et par la montée du séparatisme aveugle,qui s’implique davantage dans notre quotidien.Comme,le monde politique a failli aux règles  de la République,il nous fallait,sérieusement,un compromis,issu d’un vrai dialogue entre tous les enfants de ce pays,les Comores et que chacun de nous puisse s’exprimer,librement,sur ses choix,pour qu’enfin,nous parviendrions à une synthèse finale et définitive,sur quel choix politique et économique,nous voulions donner à notre pays et à notre peuple,qui subissent les conséquences de notre incapacité et de notre irresponsabilité à retrouver et à remettre le pays au service du développement.Personne n’est dupe,nous nous connaissions tous,du pêcheur au médecin.Donc,il fallait que nous soyons sincères  et honnêtes,sur nos choix de gestion et de gouvernance.Ce choix de priver un homme de sa liberté fondamentale,parce qu’il est grand officier et accusé à tort de meurtre,nous doit des réponses,si,non,il fallait lui rendre sa propre liberté.Nous exigeons la vérité sur ces deux dossiers,le crime perpétré sur un officier et l’emprisonnement d’un autre.Cet autre est celui,qui avait eu à défendre l’unité et l’intégrité du pays,mais,aussi,il avait porté un grand coup de massue au séparatisme jongleur.
Moi,je faisais partie des comoriens,qui avaient demandé au Général Salimou Amir de s’interposer par écrit,avant le 26 mai 2010,dans le blog « avecmaecha ».Il avait refusé pour des raisons personnelles,mais,aussi,pour des raisons constitutionnelles.Il n’avait pas voulu d’une transition militaire,bien qu’il avait fait appel à toute la classe politique comorienne à se ressaisir et à s’entendre,pour trouver la voie de la raison et de la sagesse.Malheureusement,son appel n’avait rien donné et aujourd’hui,il le paie,lourdement et paie une lourde tribu,par son propre jugement,qui est respectable.Le Général Salimou AMIR est privé de ses droits de citoyen et de ses droits élémentaires.Il est limité de ses mouvements,plus qu’un malfrat.

Son humanité et sa dignité d’homme sont bafoués et mis en cause. Privé de tous ses droits,demain,une fois,recouvert sa liberté,il va falloir que les autorités comoriennes paient de leurs erreurs dans cette histoire,mais,pas aux contribuables comoriens, à procéder des réparations du préjudice subi.La mainmise de la politique sur la justice fait que des hommes et des femmes subissent des injustices,parce qu’ils sont faibles et parce qu’ils n’ont pas les moyens de ce défendre.Bien qu’il avait refusé de s’interposer pour abattre le chiisme et la politique de la continuité,le Général Salimou Amir reste pour moi, un ami,un comorien,qui pourrait être utile et nécessaire pour son pays,autrement,à la différence de certains officiers,hors-jeu aujourd’hui et qui ne contribuent en rien,  à l’évolution et à la marche difficile de notre histoire,qui a du mal à se consolider et à se concrétiser,par la folie de grandeur et par les égos farfelus de certains parmi nous.Il est,encore,temps,que nous accordions une importance capitale à notre unité nationale pour une justice sincère,honnête et pour une loi fondamentale,à la hauteur de nos attentes et de nos préoccupations.C’est dans cette voie que nous pouvions donner raison à notre choix d’indépendance et à notre liberté. Il fallait que que la justice se donne la volonté de rendre justice et d’abandonner la spéculation politique,car notre pays est arrivé, là à causse d’une mauvaise politique qui n’avait pas pris en considération,les doléances et les préoccupations du peuple comorien,face à son destin. Maintenant,chacun veut montrer sa belle théorie,celle de dire,que les Comores sont virtuelles.

Ne laissons pas le pays entre les mains des égarés,ceux qui ont honte,aujourd’hui,de réclamer leur appartenance à la nation comorienne et africaine.Ce petit monde,qui rêve d’être des arabes,c’est leur droit légitime et respectable,mais,qu’ils choisissent un autre territoire,car,le nôtre est avant tout comorien et africain.Le monde est libre et la seule liberté,est celle qui conçoit l’homme,comme,étant le seul moteur du progrès et du développement.Libérez immédiatement,le Général Salimou AMIR.

Bakari Msaidié Haninga.

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