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Une contrexpertise confirme l’agression sexuelle de la fillette de 12 ans

Un premier examen réalisé par un médecin choisi par le père de la victime n’avait pas confirmé les faits. Le Service d’écoute a fait faire une contrexpertise qui, cette fois, confirme sans ambages que la fillette a été sodomisée, à 9 reprises selon la victime qui accuse son maitre coranique. Ce dernier est toujours en détention provisoire à la prison de Moroni.

L’affaire fait couler beaucoup d’encre. Près d’un mois depuis sa révélation, la colère des uns et des autres ne retombe pas. Le premier examen qu’avait subi la fille de 12 ans violée par son maitre coranique à Dzahani Tsidjé, n’avait pas confirmé l’acte de viol dont la victime reprochait à son maître. « L’examen de l’anal ne montre pas de trace de griffure ni de déchirure ni d’excoriation ni de blessures récentes », pouvait-on lire sur les résultats de l’examen du premier médecin, très irrité quand son examen est rendu public.

Le père de la famille voulait bien croire à la médecine ne s’est pas arrêté là. Il s’est retourné au Service d’écoute des enfants lequel a fait appel à son médecin pour une contrexpertise. Et les résultats sont décapants puisqu’ils prennent le contrepied des premiers. En effet, la contrexpertise démontre qu’il y a bien une « fissuration anale avec sphincter légèrement lâche ». Ce qui corrobore parfaitement avec les affirmations de la fillette, selon laquelle elle a été sodomisée à 9 reprises par son maitre coranique qui ne serait pas à sa première victime selon les témoignages.

La famille de la victime qui se bat pour que justice soit faite, fait face à la colère de villageois de Tsidjé qui considèrent que cette affaire jette l’opprobre sur leur cité. Mercredi soir, une foule en furie était devant le domicile familial de la victime pour les contester avec des propos désobligeants. L’avocat de la victime, Me Moudjahidi Abdoulbastoi, appelle à la retenue car « tout le monde est issu d’un village, et ce n’est pas parce qu’on a commis un acte répréhensible ou pas, que ce village dont l’auteur est originaire est forcément comptable ».

Un intellectuel originaire de Tisdjé et basé à Mayotte appelle lui aussi au calme. « Je ne suis pas d’accord avec la façon dont on gère cette affaire, un véritable lynchage de la famille de la présumée victime », M. Wadjih, rappelant au passage que dès lors que l’affaire est aux mains de la justice, « nul n’a le droit de se substituer à la justice ». « Il est un devoir pour une ville comme Tsidjé de laisser la justice faire son travail ».

Andjouza Abouheir / LGDC

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