Une démonstration de force de Sambi

Critiqué, intimidé accusé de tous les maux, Ahmed Abdallah Sambi n’a pas tremblé. Ce samedi, l’ancien président de la République a défié ses détracteurs en rentrant au pays malgré les menaces d’arrestations qui ont inondé les réseaux sociaux. Après plusieurs mois à l’étranger, son retour au bercail a sonné comme un message fort envoyé à ses opposants. a été comme un message adressé aux politiques particulièrement le gouvernement d’Azali.

Osons le dire, l’amour du peuple comorien envers Sambi est démesuré. Dès vendredi soir, des hommes et des femmes ont fait le déplacement pour passer la nuit à aéroport pour accueillir leur idole. Et ce samedi, le tronçon Moroni – AIMPSI est pris d’assaut par des centaines de militants et sympathisants de Juwa. Lorsque à 9h, l’avion transportant l’enfant de Mutsamudu s’est posé au tarmac, une foule nombreuse composée de toutes catégories sociales était en liesse pour l’accueillir.

Par coïncidence, l’avion de Sambi est suivi dans le tarmac par celui du chef de l’Etat en provenance de Ndzouani. Une scène de panique s’est donc invitée aux abords de l’aéroport. Les forces de l’ordre et le protocole d’État étaient dépassé par l’événement. Les deux présidents se sont donc retrouvés dans le même cortèges. Une chose qui n’a pas été de tout repos du coté des services de police, de gendarmerie et de protocole d’État. Les forces de l’ordre ont tenté de retenir la voiture de l’ancien président pour essayer de dissuader les partisans de ne pas faire un cortège mais en vain. Cette tentative a échoué vu la résistance farouches des Sambistes qui étaient prêts à tout.

Heureusement, le pire a été évité de justesse. Une fois arrivé à son domicile à Voidjou, l’ancien président a improvisé un meeting politique en présence de plusieurs leaders de l’union de l’opposition. Dans ce rassemblement, l’ancien gouverneur de Ngazidja Mouigni Baraka Said Soilih dit haut et fort « qu’il aura pas de referendum ». Quant au député Alfase de Moheli, il martèle « qu’il faut absolument que la tournante tourne jusqu’à Moheli 2031 ». Et le président d’honneur du parti Juwa a fait un tour d’horizon de l’actualité politique.

Sur les accusations qui pèsent sur lui dans l’affaire dite de « La citoyenneté économique », Sambi martèle « qu’il n’a jamais volé un centime ».
Moi aussi j’aurai bien aimé connaître comment cet argent a été dépensé a-t-il assené avant de rappeler qu’il se dit « prêt à répondre aux questions de la justice ». Mais une justice « impartiale », insiste-il.
Il est attendu cet après-midi à Ndzouani.

Ortega Abdou Hassani

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