Une motion de censure demeurée sans effet

Le Conseil de l’ile autonome de Ngazidja a ouvert sa session budgétaire de l’année 2017 le lundi 30 janvier 2017 sans la présence des commissaires de l’exécutif de l’ile, déclarés «  persona non grata ». Les Conseillers de l’ile estiment que le Gouverneur devrait remplacer ses commissaires depuis l’adoption de la motion de censure du le conseil de l’ile du 25 octobre 2016. Et pourtant trois mois après le vote de cette motion de censure, le Gouverneur Hassani Hamadi n’a pas jugé nécessaire de changer ses commissaires. Dans sa conférence de presse  du 10 novembre 2016,  il a déclaré avec ironie et mépris que la loi statutaire de l’ile ne l’obligeait pas à changer immédiatement son exécutif suite à la motion de censure.  » Je peux changer les commissaires dans un mois, un an, deux ans ou trois ans  »  avait-t-il dit.

 

Cette interprétation fallacieuse et dangereuse du Gouverneur est une violation flagrante de la loi statutaire de l’ile. Selon la jurisprudence de ce pays, la motion de censure a un effet immédiat. Par son inertie, ce Gouverneur défie les institutions de la République en affirmant qu’il remaniera son exécutif le moment qu’il voudra.Faut-il lui rappeler que le conseil de l’ile est une institution du pays prévue par  article 7-2 de la constitution de l’Union et qu’il devra veiller au fonctionnement de cette institution ? L’attitude du chef de l’exécutif de l’ile autonome de Ngazidja est inacceptable, intolérable et ridicule.

 

Il est temps pour ce Gouverneur de respecter les textes qui régissent l’ile autonome de Ngazidja.

Comores droit

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